FARDC : Washington exige le nettoyage de la chaine de commandement

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Les Etats-Unis sont en « partenariat stratégique » avec la République Démocratique du Congo depuis avril 2019, après la première visite officielle du président congolais, Félix Antoine Tshisekedi à Washington, où il avait pris langue avec plusieurs décideurs politiques américains, dont le Secrétaire d’Etat…Dans ce cadre, l’administration Trump est prête à combattre toute action de nature à mettre à mal la politique étrangère de Washington. Entres autres domaines de cette forme de coopération, il y a celui de la défense.

            S’agissant particulièrement de ce secteur ultra sensible, l’Envoyé Spécial des Etats-Unis dans les Grands Lacs, Peter Pham, vient de faire savoir aux autorités congolaises qu’avant la mise en œuvre de la coopération militaire entre Washington et Kinshasa, il faudrait un nettoyage à sec de la chaîne de commandement des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo). A ce sujet, certains officiers supérieurs congolais, fichés comme indésirables, sont nommément cités. L’échantillon des « moutons noirs» comprendre les généraux Gabriel Amisi Kumba « Tango Four » (Chef d’Etat major général adjoint), John Numbi (Inspecteur général), Kahimbi (Renseignements militaires).

            L’exigence américaine est telle que les décideurs politiques et militaires congolais, avec à leur tête le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, n’ont d’autre alternative que de réfléchir à une profonde restructuration de la chaîne de commandement des FARDC. Face à pareille requête, Kinshasa n’a pratiquement pas le choix car ne pas donner suite à la requête américaine, c’est mettre en péril tous les bénéfices attendus du « partenariat stratégique » avec les USA, dont la coopération militaire.

            C’est le lieu de constater que ce sont les mêmes officiers qui figurent sur la liste noire des personnalités civiles, militaires et administratives congolaises sous sanctions financières et consulaires américaines depuis 2017, suite aux tristes épisodes de blocage à répétition du processus électoral et de violations répétées des droits de l’homme. En dépit de la passation pacifique et civilisée du pouvoir au sommet de l’Etat, les pressions américaines sont maintenues contre tous les dignitaires civils et militaires de l’ancien régime qui donnent l’impression de nourrir des velléités de remise en question du nouvel ordre politique piloté par Félix Antoine Tshiskedi.Kimp

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