FARDC-Monusco : partenariat renforcé

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Le ministre de la communication et porte-parole du Gouvernement , Patrick Muyaya, était une fois de plus face à la presse hier 30 décembre 2021, avec comme invitée spéciale Bintou Keita, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) et Cheffe la MONUSCO (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC).

         Le débat a tourné autour de la collaboration stratégique entre la MONUSCO et le Gouvernement Congolais. Une collaboration qui se renforce après que le Conseil de sécurité a  prolongé, le 20 décembre dernier, le mandat de la MONUSCO pour an, avec un focus sur les provinces du  Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.

         Les deux hôtes ont apporté des éclaircissements sur plusieurs questions d’actualité, notemment la coordination des différentes opérations lancées dans  la traque des rebelles ADF.  Ces opérations sont marquées, ces derniers temps, par l’entrée en scène des troupes ougandaises, qui viennent en renfort aux FARDC dans cette partie du pays en proie aux conflits armés depuis plus de 20 ans.

         Concernant les opérations conjointes entre la RDC et les troupes ougandaises, Bintou  Keita a fait savoir que celles-ci n’interfèrent en rien à la mission de la MONUSCO aux côtés des FARDC.

         D’ailleurs, dit-elle, la résolution du Conseil de Sécurité dit clairement que les États sont souverains et ont le droit de se mettre en partenariat avec n’importe quel pays dans un contexte bien défini. Cela n’empêche en rien les casques bleus de poursuivre  leurs opérations de pacification des zones en proie à l’insécurité. Elle a assuré qu’elles se font de manière coordonnée et sans ambiguïté.

         Par ailleurs, elle a dénoncé la prolifération et les messages de  haine véhiculés en particulier sur les réseaux sociaux contre le travail de la MONUSCO en RDC.

         A travers l’accompagnement de la presse, elle souhaite que l’on change de narratif habituel et continue sur la présence des Nations Unies en RDC car plusieurs progrès ont été réalisés grâce grâce à elle.

         A en croire Bintou Keita, les violences des groupes armés ne touchent plus  que 10% de l’ensemble du territoire national ( Sud-Kivu, Nord-Kivu et l’ituri) alors  que dans le passé, il y avait des poches d’insécurité un peu partout à travers le pays . Bien que le processus électoral et démocratique demeure toujours fragile, reconnaît-elle, les forces de sécurité nationales gagnent en compétences et en efficacité.

         Par ailleurs, la Représentante du Secrétaire général des Nations unies en RDC reconnaît qu’il reste encore un grand travail à faire, celui de consolider l’autorité de l’Etat sur la totalité du pays et créer un environnement protecteur pour la population. Cela sera fait, selon elle, à travers une police en mesure d’assurer le maintien de l’ordre partout à travers le pays, des militaires dédiés à la défense des frontières après avoir neutralisé les groupes armés, une justice disponible à régler les conflits sans parti-pris, des services sociaux de base accessibles à tous.

         Au sujet du retrait des troupes de la MONUSCO de la RDC, la patronne de la MONUSCO a fait savoir que, bien que la population continue à être victime des violences des groupes armés, il est important de créer un environnement propice pour que ce départ se fasse dans des conditions requises, de manière à ne pas fragiliser les acquis de différentes opérations menées dans le cadre de la pacification du pays.

         « J’entends souvent que la MONUSCO continue à se justifier sur sa présence sur le sol congolais. J’aimerai vous dire que personne ne peut se satisfaire de la présence définitive des militaires étrangers sur son sol, même si elle continue à être nécessaire. Pendant cette période d’état de siège, la MONUSCO constitue un grand appui dans ces opérations, notamment dans le soutien aux combats à travers les renseignements, le survol aérien, etc», a indiqué Bintou Keita.

         En attendant le départ définitif de la MONUSCO, elle a rappelé que les casques bleus vont poursuivre leurs opérations de maintien de la paix en République Démocratique du Congo, en  se concentrant davantage sur le nord-est du pays. Ils vont, par ailleurs, accentuer leurs efforts et leur présence là où on en a le plus besoin, et mieux se coordonner pour atteindre les résultats escomptés.

Perside Diawaku

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