F. Tshisekedi préside le Conseil Supérieur de la défense à Lubumbashi

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En attendant des précisions par les services du Protocole d’Etat et sauf changement de dernière minute, le Chef de l’Etat est attendu ce vendredi dans la capitale cuprifère. Il s’agira, indique-t-on, d’une réunion du conseil supérieur de la Défense, la deuxième depuis son investiture intervenue au début de cette année, que va présider Fatshi.

            Le Chef de l’Etat, rappelle-t-on, que l’on avait vu pour la dernière fois dans cette ville lors de la campagne électorale, foulera le sol katangais dans un climat des réchauffements des foyers de tension perpétrés par des milieux sociopolitiques aux ambitions tout aussi floues que révoltantes.

            Depuis quelque temps, les salons sociopolitiques sont envahis par des bruits des coups d’éclats et des revendications. Est-ce à cause de l’imminence de la nomination du Formateur du gouvernement. Rien n’est moins sûr, mais toujours est-il que ça chauffe dans les états-majors des partis et regroupements politiques. On assiste à des conciliabules et réunions stratégiques à travers la haute ville. Peut-être que c’est une stratégie pour forcer la main au chef de l’Etat pour accélérer la désignation d’un premier ministre. Car, fort de sa majorité au parlement, il tient à tout prix et contre vents et marées à la nomination d’un Premier ministre.    

            Ici, c’est la course à la montre pour ne pas rater le coche, là ce sont des réunions réservées aux initiés pour mettre en exergue des stratégies de blocage des institutions de la République. Surtout dans les camps de ceux qui tiennent à gêner les actions du chef de l’Etat, notamment dans l’espoir de décourager les investissements devant provenir des milieux économico-financiers des partenaires internationaux. Consécutivement au succès récolté depuis le week end dernier lors de sa visite officielle à Washington. Ces camps hostiles aux efforts de la reconstruction ne supportent le lancement des grands travaux à grande visibilité déclenchés depuis bientôt deux mois par le Chef de l’Etat.

            Qu’est-ce qui pourrait expliquer à ce jour ces échauffourées observées à travers certaines villes entre des soi-disant combattants de deux coalitions politiques ayant pourtant conclu un accord de partenariat politique pour perpétrer la passation des pouvoirs pacifique et civilisée inaugurée au lendemain de la cérémonie de l’investiture de l’actuel Chef de l’Etat ? C’est dans ce climat de tension que le Président de la République descendra à Lubumbashi pour présider le Conseil Supérieur de la Défense. 

            La ville de Lubumbashi vit dans une situation volatile depuis le mois de janvier, caractérisée par des accrochages sanglants entre les étudiants de l’Unilu et des agents de la Police nationale, de nombreux vols à main armée en série aux domiciles privés, manque d’éclairage publique, infrastructures routières en état de déliquescence accélérée. Hier, des accrochages sanglants ont eu lieu tout près de la résidence privée du patriarche Gabriel Kyungu Wa Kumwanza entre des prétendus combattants de son parti et ceux de Cach.

            Des bruits provenant de certains milieux sociopolitiques se réclamant de l’Opposition font état des désaccords profonds. Témoin, ce communiqué rendu public hier dénonçant la non conciliation entre Cach et FCC pour le partage des responsabilités en vue de former le futur gouvernement de la République. Des bruits de bottes sont entendus à Lubumbashi au sujet de la descente dans cette ville des éléments des partisans de l’inoubliable Gédéon Kyungu dit « Chinja-Chinja » qui avaient perpétré des massacres et tueries macabres dans les territoires du Nord Katanga. L’opinion garde encore en mémoire des images des corps décapités, des miliciens portant autour du coup des têtes et des bras en décomposition accélérée.  

            Des bruits provenant des territoires de l’Est font état des préparatifs de guerre au sein des groupes armés irréguliers qui écument dans ces contrées et souvent alimentés en armes et munitions à partir de Kigali et Kampala. Comme quoi, les ennemis de la paix et de la stabilité n’ont pas encore désarmé et reviendront bientôt à la charge pour saboter les efforts de la reconstruction du pays. Dossier à suivre.F.M.

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