Exploitation minière en RDC : les acteurs sociaux et étatiques appelés au respect des droits des enfants

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Au cours d’une table ronde des enfants sur le suivi des recommandations de l’EPU (Examen Périodique Universel) de la RDC, organisé le vendredi 22 mai 2015 à la Gombe, par la Commission Episcopale pour les Ressources Naturelles (CERN/CENCO), en collaboration avec l’ONG internationale « Franciscans », la société civile et le gouvernement ont été sensibilisés au respect des droits de l’homme dans l’exploitation des ressources naturelles en RDC.

En clair, cette rencontre visait à attirer l’attention sur le respect des droits humains dans le domaine de l’exploitation des ressources naturelles. C’était l’occasion de faire connaitre au public l’Examen Périodique Universel (EPU), qui est un nouveau mécanisme établi par la Résolution 60/251 de l’Assemblée générale des Nations Unies à travers la création du conseil des droits de l’homme.

Par  définition, l’Examen périodique Universel est une opportunité à saisir pour pousser un agenda de plaidoyer, changer la situation des droits de l’homme, évaluer les obligations des Etats en matière de droits humains, après chaque 4 ans.

Plusieurs sujets ont marqué cette réunion, notamment la situation des enfants dans les mines et les droits humains, le plan de mise en œuvre des recommandations, le rôle de la Monusco dans le processus de suivi des recommandations de l’Epu, la lutte contre l’impunité, etc.

Abordant le premier point sur la situation des enfants dans les mines et les droits humains, le chargé du bureau d’études et d’appui au développement du territoire de Walikale, PRINCE, a indiqué que les enfants dudit territoire vivent dans des conditions défavorables.  Ils passent tout leur temps dans les sites des mines, en violation des instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux qui les protègent. La RDC de demain n’est pas préparée puisque ces enfants compromettent leurs chances de devenir des adultes responsables. Selon ce dernier, les enfants doivent recevoir la protection et l’assistance dont ils ont besoin. Les autorités congolaises condamnent la présence des enfants dans des groupes armés mais elles ne cherchent pas à savoir pourquoi ils y vont.

            Et pourtant, ils ont droit à l’éducation. Le taux de la scolarité étant trop bas, l’avenir de jeunesse est compromis, et il est difficile pour ces enfants de devenir des citoyens pleinement engagés dans la vie politique du pays, a-t-il martelé.

            Leurs droits sont bafoués, ils sont parfois battus  par des adultes présents dans les mines. Ils ne sont pas préparés à être utiles à la société de demain.

             D’après lui, les raisons qui justifient la présence de ces enfants dans des mines, sont la pauvreté, la nature informelle des activités minières. Et pour mettre fin à cela, il faut organiser à son avis  des activités de formation, d’information et de sensibilisation, appuyer les communautés locales de provenance des enfants et promouvoir les emplois en milieux ruraux.

Le secrétaire exécutif de la CERN, Henri Muhiya, a abondé dans le même sens. Son intervention était axée sur l’exploitation et la conservation des ressources naturelles.

            Erick Koffi, consultant pour l’Afrique à Franciscans international, a donné la mission de son ONG, à savoir la promotion, la protection et le respect des droits humains et de l’environnement en vue d’atteindre les objectifs de la justice sociale.

            Il a invité tous les acteurs sociaux et étatiques  au respect des droits humains en RDC. L’Etat et la société civile doivent s’approprier le mécanisme d’application pour combattre les violations des droits humains en RDC.

            L’abbé Donatien Nshole, 1er secrétaire général adjoint de la CENCO, a remercié l’ONG Franciscans pour son travail de soutien en matière des ressources naturelles. Il a fait savoir que la violation des droits de l’homme commence par la désobéissance à la volonté de Dieu. Ladite question suscite souvent de controverses lorsque les intérêts des uns et des autres sont en jeu, soit pour la conquête du pouvoir, soit pour sa conservation, soit encore pour des intérêts géostratégiques.              Murka

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