Examen d’Etat : fin de la guerre entre l’EPSP et la FPMA

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La confusion qui régnait autour de l’organisation de la 53ème session de l’Examen d’Etat entre le ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP) et celui de la Formation Professionnelle, Métiers et Artisanat (FPMA) vient de prendre fin brusquement depuis hier, 08 avril 2019. A la suite de plusieurs alertes lancées par des opérateurs et partenaires éducatifs sur le danger que cette querelle entre les deux ministères faisait courir non seulement aux enfants, mais aussi et surtout à la qualité d’un « Diplôme d’Etat » délivré par deux ministères antagonistes, ayant œuvré pour ce faire dans des conditions de rivalité et de tensions, le cabinet du Président de la République s’est saisi du dossier.

            On se souviendra qu’à la suite des préliminaires, organisés comme chaque année par le ministère de l’EPSP,  et destinés à sélectionner les autodidactes qui seraient capables de concourir lors de cette 53ème session de l’Examen d’Etat avec les élèves candidats finalistes des humanités, la FPMA avait décidé d’organiser aussi ses préliminaires censé sélectionner les autodidactes des écoles techniques. Hier, les deux ministres ont été convoqués par la Présidence pour trouver une solution à même d’écarter le danger qui pointait déjà à l’horizon. C’est ainsi qu’Emery Okundji Ndjovu, ministre intérimaire de l’EPSP et Pierrot Uweka Ukaba, ministre de la FPMA, accompagnés de leurs experts, se sont retrouvés dans une réunion de concertation à l’issue de laquelle, ils ont signé et publié un communiqué conjoint.

L’expertise de

l’EPSP reconnue

            Le communiqué précise qu’ « A l’issue de la réunion de concertation entre le ministère de l’EPSP et le ministère de la FPMA, sous la direction du Cabinet de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, en date du 08 avril 2019, il est arrêté ce qui suit : 1 – L’organisation d’un seul Examen d’Etat en RDC sous le leadership de l’EPSP ; 2 – La création, au niveau national, d’une Commission mixte EPSP-FPMA chargée d’élaborer les passerelles de fonctionnalité de quatre domaines de collaboration identifiés dans l’Ordonnance fixant les attributions des ministères ; 3 – La participation des membres de la Commission mixte EPSP-FPMA à la supervision des évaluations certificatives de 2019 ».

            Avec ce communiqué, la hache de guerre semble momentanément enterrée entre les responsables de ces deux entités gouvernementales. Toutefois, on peut s’attendre à revivre ces tiraillements dans l’avenir ; non parce que les intérêts des élèves finalistes sont en péril, mais surtout parce que l’organisation des épreuves certificatives (Examen d’Etat, Tenafep, Examens préliminaires, etc.) est perçue par ces ministères comme une opération mercantile à l’issue de laquelle, les organisateurs tirent un bonus enviables. Normalement, la FPMA ne pouvait pas s’immiscer dans l’organisation de ces épreuves ; elle dont la mission est de promouvoir le vaste secteur de la formation professionnelle, l’artisanat, les métiers, les ateliers etc. qui abondent dans les provinces.

Gains faciles

            Les autorités qui dirigent la FPMA – inspection, secrétariat général, directeurs particulièrement – proviennent de l’EPSP. Ils avaient accepté d’aller dans ce ministère, à sa création il y a de cela deux ans, pour avoir des grades et avantages. Toutefois, ils n’ont jamais oublié – malgré les protestations des parents à travers l’ANAPECO – les ‘gains faciles’ qu’ils engrangeaient auprès des parents et du Trésor public à chaque tenue des épreuves certificatives. Défricher le vaste domaine de la formation professionnelle, arts, artisanat, etc. est plus ardu que revendiquer les épreuves certificatives des écoles professionnelles. 

RSK  

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