Ex fleuron minier du Maniema : le patrimoine de la SAKIMA vandalisé

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maniema-kinduLa  Société Aurifère du Kivu Maniema (SAKIMA), filiale d’une société Belgo-Zaïroise, inscrite au droit congolais, en activité minière à l’ex Kivu (Sominki) entre 1928 et 1997, est en train de se faire déplumée de fond en comble par des inciviques non identifiés. Autrefois classée troisième société minière de la république, elle produisait, outre la cassitérite, le coltan et le wolframite, l’or et la monésite.

Dotée jadis d’un patrimoine infrastructurel moderne et conséquent, dont des ateliers électromécaniques, des laboratoires, des bureaux bien équipés, un musée géologique parmi les plus riches du pays, un parc à mitrailles de grande valeur, des pistes et routes de desserte agricole praticables, une dizaine d’aérodromes et plusieurs centrales hydro-électriques dont, la plus grande est celle de Kalima qu’on appelle Rutshurukuru dans le territoire de Pangi et celle de Ambwe dans le territoire de Kailo, tous ces biens sont en train d’être vandalisés sous l’indifférence totale des autorités.

Il y a quelques jours, un voleur venait d’être arrêté avec sur lui,  des tonnes de fils électriques et plusieurs supports des moteurs industriels, en partance pour Goma. Il a été mis au frais au parquet de Kindu, puis verbalisé sous RMP 18549/KM. Les premiers éléments de l’enquête ouverte à sa charge renseignent qu’il serait même passé aux aveux en citant ses complices. Cependant, les responsables de cette entreprise gardent encore un mutisme inquiétant à ce sujet.

A ce jour, plusieurs transformateurs, moteurs électriques et autres machines ont déjà quitté Kalima et Kailo pour des destinations inconnues. Certaines sources renseignent que toutes les machines laissées par la Sominki sont quotidiennement vendues dans les deux Kivu et au Rwanda, au grand dam de l’Etat congolais ! Les câbles et moteurs électriques, voire tout le patrimoine de cette entreprise disparait au fil des jours.

A cause de ces actes de vandalisme, la fourniture du courant électrique est devenue irrégulière  ces jours-ci, occasionnant ainsi des conséquences de tous genres sur la vie sociale et économique de la province. Ce n’est pas tout. Les fils sur la ligne électrique Kalima – Lubile ont été  coupés en morceau et vendus sous forme de mitrailles à Goma.

Le gouvernement de la république qui avait financé les travaux de réhabilitation de deux turbines de cette centrale à hauteur de  300 000 dollars américains est ainsi interpelé pour ouvrir l’œil et le bon, en vue de protéger l’outil de travail de la Sakima.

Tshieke Bukasa

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