Etat de santé du ministre des Transports : les signataires de la motion sceptiques !

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Donné pour malade et hospitalisé dans une clinique privée alors qu’il devait « comparaitre » à la plénière de samedi 13 juin dans le cadre de la motion de défiance dirigée contre lui, le ministre des Transports et Voies de communication fait monter la colère des députés nationaux, particulièrement les signataires de la motion qui ne croient pas en la version leur présentée.
Pour eux, Justin Kalumba jouerait sur le temps pour ne pas se présenter devant la représentation nationale en vue de subir éventuellement la déchéance de ses fonctions suite à la motion de défiance dirigée contre lui. La manœuvre a pour nom : « faux malade », soutiennent-ils!
Car, sachant que la session de mars où il devait « comparaitre » se clôture ce lundi et qu’une motion ne constitue pas un arriéré législatif, le ministre visé n’aurait trouvé mieux que de se réfugier derrière une vraie-fausse maladie.
Mais, les signataires qui ne décolèrent pas affichent leur détermination à obtenir coûte que coûte la tête de Justin Kalumba pour sauvegarder leur honneur souillé à la suite de la correspondance du concerné adressée au chef du gouvernement, qu’ils considèrent comme un outrage à l’Assemblée nationale et à son président.
Pour rappel, le projet de loi portant code de la route présenté par le ministre des Transports et Voies de communication, lors de la plénière du 19 mai 2015, avait été rejeté pour inconstitutionnalité par la plénière. Mais, refusant de s’incliner face à la décision de l’Assemblée nationale, le ministre Justin Kalumba avait écrit au premier ministre deux jours après, soit le 21 mai, pour obtenir une reprogrammation de l’examen dudit projet, estimant que son rejet n’était pas fondé.
Un député qui avait réussi à s’en procurer une copie, en l’occurrence Mutuale Olivier, avait pu porter l’affaire en plénière. Ce qui avait provoqué la colère des députés présents. D’où la décision de ficeler une motion de défiance contre le ministre dont les écrits étaient jugés comme un outrage au parlement d’où le gouvernement tire sa légitimité.
Chose dite chose faite : la motion signée par 82 députés avait été déposée et réceptionnée par le bureau de l’Assemblée nationale. Son examen devait intervenir le samedi 13 juin dernier, n’eut été la «maladie curieuse et spontanée» du ministre le jour de la plénière.
Une tentative de pardon non réussie !
            A propos de la démarche des députés signataires de la motion visant à obtenir la déchéance du ministre Kalumba pour outrage, Le Phare a appris qu’une rencontre dite de réconciliation était organisée le vendredi dernier à Béatrice hôtel. Sous la supervision du président de la chambre basse, en présence du premier ministre, le ministre incriminé était prié de demander pardon aux élus afin de surseoire la motion de défiance qui lui était suspendue sur la tête. Hélas, démarche avortée parce que les députés ont refusé de lui accorder leur pardon, fait qu’ils ont qualifié de distraction.
            Voilà pourquoi le ministre Justin Kalumba qui n’avait aucune autre issue d’échapper à la colère des députés, a dû miser sur la santé pour ne pas se présenter devant eux le samedi.
            Face à la montée de la colère des députés qui refusaient de croire en la maladie, vraie ou imaginaire, du ministre quelques heures seulement après leur rencontre, le président de l’Assemblée Aubin Minaku avait dépêché une équipe restreinte des députés, séance tenante, conduite par Makwenge Kaput, ministre honoraire de la Santé publique, pour se rendre à la clinique où Justin Kalumba était hospitalisé. Arrivés sur le terrain, ils ne verront pas le malade. C’est un médecin qui les a reçus et confirmé l’enregistrement d’un patient au nom de Justin Kalumba.
            Pour eux, il s’agit là d’une manœuvre soigneusement montée dans le but de l’épargner de la sanction qui l’attendait. Cependant, ils promettent d’obtenir la tête s’il ne démissionnait pas pendant les vacances parlementaires. Cela promet des étincelles si avant la clôture de la session prévue ce lundi 15 juin, il y a des matières à débattre.
Dom
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