Etat de droit en RDC : la Belgique, le Canada, les USA et le Royaume-Uni partagent l’espoir des Congolais

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carte rdcLes ambassadeurs de Belgique, du Canada, des USA et du Royaume-Uni en poste à Kinshasa ont pris prétexte de la célébration du 10me anniversaire de la promulgation de la Constitution de la République Démocratique du Congo pour envoyer un message fort au peuple congolais et à ses gouvernants. Ces diplomates attirent l’attention de la communauté congolaise sur l’importance vitale d’un texte qui a eu le mérite de provoquer une rupture radicale entre de longues années de dictature et une nouvelle ère de démocratisation.

Si les Congolais ont bien compris le message commun des représentants des quatre pays partenaires de la RDC, ils ne devraient pas se tromper de boussole dans leur quête d’un Etat de droit, à bâtir sur le socle d’élections transparentes, libres, démocratiques et apaisées. En d’autres termes, il n’y a pas meilleur instrument que la Constitution pour la gestion des ambitions aussi bien de ceux qui aspirent à conquérir le pouvoir que de ceux qui tiennent à le conserver.

            A ce sujet, la Belgique, le Canada, les USA et le Royaume-Uni expriment le vœu de voir le souverain primaire congolais être le maître du jeu politique dans le choix de ses futurs gouvernants. Ces pays affirment partager l’espoir du peuple congolais pour un « Etat de droit et une Nation puissante et prospère, fondée sur une véritable démocratie politique, économique, sociale et culturelle ».

            L’appel des représentants de ces Etats modernes et de vieille démocratie se veut en fait une interpellation forte des gouvernants congolais sur les responsabilités qui sont la leur dans l’aménagement d’un environnement propice à l’expression des libertés fondamentales à la veille des élections, même si les dates de leur tenue demeurent hypothétiques.

Du point de vue de certains observateurs, il s’agit aussi là d’une insistance élégante sur la nécessité de respecter les dispositions constitutionnelles dans la gestion du processus électoral encore en panne. On pense que du côté de Washington, Ottawa, Londres et Bruxelles, on souhaite que tous les termes de référence du processus électoral s’articulent autour de la Constitution, afin d’éviter à la RDC une « rechute » dans le tunnel des régimes totalitaires, dont personne n’ignore les effets néfastes sur la gouvernance du pays, la vie politique, le développement, les libertés individuelles, les relations humaines, etc.

            C’est même une douce mise en garde contre les velléités de retour à un Etat de non-droit, en ce 3me millénaire où la démocratie va de pair avec les progrès industriel, économique, social, culturel, etc. Il appartient, au finish, aux Congolais eux-mêmes de prendre conscience des repères que la Constitution fixe à leur univers politique, économique, social et culturel.

                                                                                       Kimp

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