ESURS : Maker Mwangu invité à remettre les pendules à l’heure

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          maker_mwangu  Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.) et ministre intérimaire de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique (E.S.U.R.S.), Maker MwanguFamba, a réussi un coup de maître à l’EPSP en parvenant chaque année, à clôturer les années scolaires le 02 juillet : une date précise connue d’avance et devenue désormais rituelle. En plus de cela, les sessions de l’Examen d’Etat se déroulent inexorablement à des dates préfixées par le calendrier scolaire. La correction des copies a été informatisée et la publication des résultats intervient rapidement – au grand soulagement des candidats et de leurs parents – au plus tard le 15 juillet. Ces prouesses qui ne sont pas les moindres sont préparées en amont par les responsables de chaque école, sous le contrôle des autorités scolaires des provinces et de l’Inspection générale de l’EPSP. Les parents se sentent soulagés par cette rigueur de fonctionnement qui règne au niveau de l’EPSP, car, ils peuvent organiser leurs vacances, rentabiliser leur emploi du temps et préparer, tant bien que mal, la rentrée scolaire de leurs rejetons à une date connue d’avance.

Cette rigueur dans le respect du calendrier des études est totalement absente au niveau de l’ESURS. Les Recteurs et directeurs généraux, doyens, professeurs et assistants des universités et instituts supérieurs publics s’en moquent. Aucune université publique ne respecte le calendrier académique. Actuellement, au niveau des établissements de formation du réseau public de l’ESURS, il serait sorcier de fixer la date d’ouverture et de fermeture d’une année académique. Non pas que ces intellectuels distingués ignorent la manière de calculer ;   mais  ils n’ont pas le cœur à l’ouvrage ; ils voltigent ailleurs, trop pris par le vertige de leurs ‘extra- muros’ ;  par  leur travail dans les cabinets politiques et dans le noir ; avec des cours donnés dans les instituts supérieurs et les universités privées où vous les trouverez aussi en train d’assumer d’autres charges de direction. Un seul professeur peut se retrouver avec cinq ou six cours à dispenser durant l’année académique et avec un total de plus de six, sept ou huit cent copies à corriger, sans compter les travaux pratiques et les travaux de fin de cycle.

 

Mettre un terme aux dérapages

 

Pour se tirer d’affaire, un tel professeur donnera des cotes imaginaires, basées sur l’achat de syllabus, le clientélisme, le tribalisme et la corruption et pourquoi pas la prostitution. Il va négliger son travail dans les instituts et universités publics qui lui ont conféré son titre de professeur, pour ne privilégier que ses occupations dans le privé. Que l’année académique tire en longueur, cela ne lui dit absolument rien, l’essentiel n’est pas là, il est plutôt dans ce qu’il met dans sa poche. C’est ainsi que les privés de l’ESURS terminent leur année académique plus ou moins dans les normes.

Pour faire semblant de terminer les heures de cours qui lui sont attribuées dans le réseau officiel de l’ESURS, il va obliger les étudiants à venir aux cours les dimanches et jours fériés. La conséquence est simple : l’ESURS ne connaît plus de période de vacances. Et les parents sont rançonnés sur toute l’année académique, au grand bonheur des ‘Prof’.  C’est ici que les parents se plaignent et interpellent le ministre a.i de l’ESURS pour qu’il mette la même rigueur de travail de l’EPSP au niveau de l’ESURS. Tout le monde lui en saura gré.

Un autre mal qui gangrène l’Enseignement tant au niveau de l’EPSP que de l’ESURS reste la prolifération des établissements ne répondant pas aux normes édictées par la tutelle. Si ce mal est plus ou moins sous contrôle au niveau de l’EPSP, grâce au travail de proximité fourni par le Secope/provincial et les 30 provinces éducationnelles disséminées sur l’ensemble de la République ; il est plus prononcé au niveau de l’ESURS, où l’on retrouve des universités et instituts supérieurs sous les arbres.

RSK

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