ESU : Mashako frappe encore : 98 établissements fermés

0
113

Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, le professeur Léonard Mashako Mamba, maintient son épée de Damoclès sur les établissements de son secteur qui opèrent en deçà des normes requises. Samedi 13 novembre 2010, il a annoncé la fermeture de 98  établissements publics et privés, après une enquête de viabilité organisée dans les provinces du Katanga, Equateur, Bandundu, Province Orientale et  Bas- Congo. La partie du Bas- Congo concernée est constituée par les districts de Lukaya et des Cataractes. L’enquête dans le Bas- Congo a été financée par la Coopération Technique Belge tandis que dans les autres provinces, c’est la Banque mondiale qui a mis la main à la poche.        

Sur 297 établissements enquêtés dans ces provinces, 98 établissements ont été fermés, à raison de 34 pour le secteur public et 64 du côté des privés. 121 établissements ont été déclarés intermédiaires et doivent fournir des efforts pour devenir viables. Au Katanga, 28 établissements dont l’UNILU ont été déclarés viables, contre 33 intermédiaires et 34 non viables.

  A l’Equateur, 16 établissements sont déclarés viables contre 22 intermédiaires et 14 non viables. Dans la Province orientale, 7 établissements ont été déclarés viables contre 33 intermédiaires et 16 non viables. Dans le Bandundu, 17 établissements ont été déclarés viables contre 29 intermédiaires et 31 non viables. Dans les deux districts du Bas- Congo, 7 ont été jugés viables contre 4 intermédiaires et 3 non viables. Pour de plus amples informations, le site du ministère (www.minesu.gouv.cd) va afficher les noms des établissements concernés dès ce lundi. Les prochaines cibles du ministère sont les provinces de Kasaï Occidental, Kasaï Oriental, Maniema, Nord- Kivu, Sud- Kivu et le district du Bas- Fleuve dans le Bas-Congo.

            Dans les documents remis à la presse par le ministère, en ce qui concerne les établissements viables, au Katanga, l’Université de Lubumbashi a réalisé un score de 75% sur les critères émis par le ministère alors que l’ISP/Lubumbashi a fait 87% et l’ISPT/Likasi 80,50%.

            Il en est de même à l’Equateur où l’Université de Mbandaka a obtenu 51% contre 74% à l’ISP/Mbandaka. En d’autres termes, les universités sont plus mal tenues que les ISP.

            Certains établissements organisant les filières médicales et autres, fermés le 4 septembre 2010 par le ministre, avaient introduit des recours. Le ministre de l’ESU a signalé que les mesures sont maintenues et confirmées pour 75 établissements sur 90. Le recours de 15 autres établissements ont été acceptés et ces derniers ont reçu un moratoire d’une année pour se conformer aux normes. Il s’agit de l’ISSS d’Inongo, des ISTM de Wembo Nyama, Basoko, Isiro, Manono, Kanyamulande, Kabare, Kibombo 10, Yangambi, Oicha, Boende, Watsa et des filières médicales de la Faculté de Médecine Humaine de l’Université Chrétienne de Kinshasa ((UCKIN), la Faculté de Médecine Humaine de l’Université Protestante de Kimpese et l’Institut Supérieur Technique de Boma.

            Le ministre Mashako Mamba maintient la pression sur les écoles doctorales. L’UPN continue à donner du fil à retordre au ministre avec 1800 doctorants à travers le pays. La tutelle continue d’attendre deux précisions de la part des établissements organisant des écoles doctorales, à savoir la qualité des enseignants et des apprenants. Jusque-là, l’UPN n’a donné des éléments que sur la qualité des enseignants. Mashako s’étonne tout de même de constater que l’UPN qui a moins de professeurs que l’UNIKIN a par contre plus de doctorants. Il estime important pour le ministère de connaître le cursus de ces doctorants. 

Jean- René Bompolonga          

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*