ESU: les chefs d’établissements sensibilisés sur le coronavirus

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Le ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) a organisé une journée de réflexion et de mobilisation des chefs d’établissements sur la stratégie à mettre en place pour la prévention de l’épidémie de coronavirus, hier mardi 17 mars 2020 à l’Institut Supérieur Pédagogique de Gombe (ISP/Gombe). Après une série de communications faites par des experts de l’Ecole de la Santé Publique de l’Université de Kinshasa, la vice-ministre de l’ESU, Liliane Banga Lwaboshi, a interpellé toutes les autorités académiques et les communautés estudiantines du pays à veiller au strict respect des règles d’hygiène édictées pour la prévention, et à dénoncer tout cas suspect, dans le souci d’éviter la propagation de l’épidémie.   

            Dans son mot de bienvenue, la directrice générale de l’ISP/Gombe, la professeur Emilienne Akonga Edumba, a témoigné sa gratitude à l’autorité de tutelle pour cette initiative visant à mettre en ordre de bataille « la grande famille de l’Enseignement Supérieur et Universitaire en cette période où l’épidémie du coronavirus, qui engendre une crise internationale multiforme dont personne ne saurait prédire, avec exactitude, l’issue et encore moins l’étendue des conséquences ».

            Elle s’est réjouie du choix porté sur son institution pour le lancement de cette campagne de sensibilisation en plein mois de mars, mois de la femme. « C’est ici pour moi l’occasion de souligner que l’ISP/Gombe garde toujours la tradition, le flambeau et le statut d’être le premier établissement de l’Enseignement Supérieur et Universitaire à avoir la plus forte concentration des femmes, soit plus ou moins 85%.  Ce pourcentage représente à ce jour une démographie d’environ 8.500 étudiantes enregistrées contre 1500 garçons », a-t-elle souligné.

            « Sans pour autant être sensibilisées, à l’ISP/Gombe, les autorités académiques avaient déjà mis en place des dispositifs hygiéniques afin d’éviter la propagation de l’épidémie. Certains réflexes et gestes comme « mbote ya lipeka », ya nzango, le nettoyage régulier et permanent des mains avec des désinfectants se sont peu à peu installés dans le quotidien des membres de la communauté de l’ISP/Gombe », a indiqué la D.G. de cet institut.

Panels d’échanges

            Plusieurs experts sont intervenus afin d’expliquer aux chefs d’établissements l’origine de la maladie, qui n’est autre que le SRAS Covid-19, à savoir Dr Jean-Marie Kayembe (Doyen de la Faculté de Médecine de l’Unikin), Dr Vumbi, Dr Madina et le CT Stanley Ekombe de l’ISP.

             Le coronavirus est décrit comme un virus de grande taille, dont la période d’excrétion virale est de 20 jours, mais peut aller jusqu’à 31, voire 37 jours. Notons que même les Africains sont vulnérables face à cette épidémie. La chaleur ne constitue pas une barrière contre la contamination.

            La clé d’accès dans l’organisme, c’est l’enzyme. Le virus a une durée de vie de quelques minutes sur les mains. Il dure 4 jours sur des papiers, plastiques, bois. Et à l’air libre, le virus vit que 45 minutes. Il a été donné d’apprendre que le port du masque peut  faciliter la contamination puisque le virus peut rester sur la paroi extérieure. Pour  éviter la contamination, il faut enlever le maque par derrière.

            Pour se prévenir de cette maladie, il faut observer les règles d’hygiène, notamment se laver les mains, porter les maques de marque FFP3 et FFP2, éviter les attroupements et les contacts avec des personnes infectées… mais aussi ne pas manger la viande et les aliments mal cuits, etc.

Dorcas NSOMUE

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