ESU: le RAPUCO souffle le chaud et le froid

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Selon le communiqué du RAPUCO (Réseau des Associations des Professeurs des Universités et Instituts Supérieurs du Congo) daté du dimanche 27 mars 2022, la grève déclenchée depuis le 05 janvier 2022 n’est ni levée, ni suspendue. Tout en reconnaissant le lancement, le vendredi 25 mars, des travaux de la Commission Paritaire entre le gouvernement et le banc syndical de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, cette structure maintient sa position exprimée dans son communiqué du 23 mars, à savoir la poursuite de la grève, jusqu’à l’aboutissement heureux des travaux de la Commission Paritaire. Un des passagers dudit texte était libellé comme suit, après avoir pris acte de la mauvaise foi du gouvernement : « En conséquence, le Rapuco relance officiellement la grève sèche et générale à partir de ce jeudi 24 mars 2022, sur toute l’étendue du territoire, et ce dans les établissements d’enseignement supérieur et universitaire publics. La grève ne sera suspendue qu’après l’issue heureuse des travaux de la Commission paritaire ».

            Signé par son coordonnateur, le professeur Iyolo Pongo Rodolphe, le communiqué du 27 mars a tout l’air d’une menace voilée en direction du gouvernement, implicitement invité à satisfaire le cahier des charges des professeurs des universités et instituts supérieurs du pays, faute de quoi l’année académique 2021-2022 risque de ne jamais démarrer effectivement. Le RAPUCO souffle visiblement le chaud et le froid, car d’aucuns pensaient que son acceptation de la main tendue du gouvernement pour des négociations liées à ses revendications constituait une lueur d’espoir pour la fin de la grève.

            En somme, la situation reste en l’état, c’est-à-dire la suspension des enseignements et d’autres activités académiques tant que la Commission Paritaire n’accouchera pas d’un nouveau barème salarial et d’avantages sociaux conséquents.

                                                                       LP

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