ESSF pour l’éveil de la conscience environnementale de la population

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Dans un pays où la protection de l’environnement est le cadet des soucis de certains gouvernants, où les populations continuent de jeter leurs ordures ménagères dans les caniveaux, des cadavres des chiens et des chats dans des cours d’eau, où les sociétés industrielles évacuent leurs eaux usées et autres huiles et déchets de colorants dans le fleuve Congo, la société civile a un grand travail de sensibilisation à mener. C’est dans ce cadre que plusieurs ONG de protection de l’environnement ont vu le jour en RDC, et se répartissent les tâches dans ce domaine.

Environnement Sain Sans Frontières (ESSF) s’est lancée elle aussi dans le combat avec des moyens de bord, mais avec une forte détermination. Vendredi 21 mars 2014, cette ONG a sensibilisé un groupe d’étudiants de l’Université Protestante du Congo, à American corner.

Dans son intervention, le dirigeant de cette ONG a attiré l’attention des étudiants sur la survie de l’humanité qui ne repose que sur la protection de l’environnement. «Pour y parvenir, il faudrait que nous prenions conscience de ces défis et de notre rôle de protecteur à l’égard des animaux, des végétaux et des cours d’eau. Dieu nous a donné une terre riche en biodiversité». Alain Botoko estime qu’il nous appartient de la préserver pour la léguer dans un état sain aux générations futures.

 Il s’est appesanti sur l’état de précarité permanente des populations de l’arrière-pays dépourvues de l’eau potable et de l’électricité, et condamnées à survivre avec les moyens du bord. S’abreuvant de l’eau des rivières et des lacs pollués, elles préparent leur nourriture avec le bois de chauffe. A ce titre, la forêt constitue l’essentiel de leur ressource avec le gibier, le bois pour la construction de leur habitat, de leurs pirogues, de leurs équipements ménagers, mobiliers, mortiers, pilons, spatules…

Avec la croissance démographique qui monte dans les villages, a indiqué Alain Botoko, et avec l’exploitation sauvage des bois par les industriels, le déboisement et la déforestation rapide frôlent la cote d’alerte. Et si rien n’est fait pour arrêter ou contrôler l’exploitation industrielle du bois, a prévenu l’intervenant, c’est l’écosystème qui est touché. Voilà pourquoi il a entrepris de battre campagne à l’Université Protestante du Congo, pour sensibiliser les étudiants qui constituent l’élite de demain.

Dans ses cris de détresse en faveur de la protection de l’écosystème, l’initiateur de l’ESSF exhorte la communauté estudiantine à relayer le message au sein des quartiers et des familles, afin que dans ce pays, s’instaure la culture environnementale.

Alain Botoko a cité quelques actions menées par son ONG, dont planter des arbres dans un village dans le Bas-Congo. Il a toutefois déploré le fait, la population kinoise continue à développer de mauvaises habitudes qui entraînent la destruction de la couche d’ozone qui nous protège  des rayons ultraviolets.

            Le dirigeant de l’ESSF a mis un accent particulier sur l’inventaire forestier, l’importance des forêts du bassin du Congo qui couvre une superficie de  2.300.000 kilomètres carrés et les conséquences des forêts non aménagées. Nos forêts absorbent 10 % du volume mondial de gaz carbonique dégagé dans l’atmosphère. Aussi, a-t-il plaidé pour que notre pays puisse bénéficier des subventions de crédit-carbone comme d’autres pays dont les forêts jouent ce rôle vital pour l’équilibre du monde.

            Il a terminé par présenter les défis qui s’offrent à la RDC et les menaces d’une mauvaise gestion de l’environnement.

            Cette campagne a débouché sur un débat ouvert entre l’intervenant et les étudiants désireux de savoir pourquoi cette ONG ne s’attèle pas à la lutte contre les érosions dans la ville de Kinshasa, avant d’aller reboiser un village dans le Bas-Congo.

                                                                                                                J.R.T.    

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