Erosion : Masikita, une érosion «morte» ?

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Le quartier de l’Université Pédagogique National, dans la commune de Ngaliema, héberge en son sein une grande érosion depuis plusieurs années déjà. Les habitants de l’avenue Masikita vivent au jour le jour sans se soucier de cette énorme mare d’eau. Ces derniers taxent cette érosion de « morte » car selon les plus vieux résidents de cette avenue, la grande mare n’évoluera plus jamais ; elle s’est arrêtée. « Elle date de plus de quinze ans et depuis, nous vivons sans problème », ont-ils déclaré.

En plein centre sur l’avenue Masikita, de ce grand trou plein de boue et d’eau, s’élèvent toutes sortes d’arbres (bambous, manguiers, papayers) et on y plante des boutures de manioc pour assouvir la faim des plus démunis vivant tout près.
Derrière  cette mare bourrée d’immondices, de sachets et des matières non identifiables que la pluie a sûrement traînées, l’on remarque de très grandes bâtisses, des maisons encore en construction, des maisons tôlées abritant des familles en manque de logement, des mini-boutiques, etc. Juste en face, des jeunes-gens exercent leur commerce des cartes prépayées, jouent aux cartes et ont aménagé des maisons de jeux appelés communément « salles des jeux ».

A quelques pattés de maisons, se forme un  bassin d’eau plus grand que le premier. Ce dernier ne dérange pas le vécu quotidien des habitants de ce coin mais en silence, il a gagné du terrain vers Delvaux et cause beaucoup de dégâts sur les avenues Laloux et autres.
Il est grand temps pour les géomètres de jeter un coup d’œil à ce coin qui, jadis a été le chef-d’œuvre du feu Président Mobutu et qui abrite des personnalités de renom; il se pourrait que des dégâts matériels se produisent dans un avenir très proche quand bien même l’on croirait qu’il n’y a rien de dangereux et d’alarmant jusque-là.

Eau potable : une denrée rare

Les factures de la Regideso dans ce coin de la capitale sont jugées trop élevées pour une eau qui se fait rare. « Elle ne coule que très tard dans la nuit, et très peu ; hier elle n’a pas coulé de la journée et cette nuit c’était pareil ; c’est peut-être l’érosion qui nous joue des tours », a souligné Maman Poso Annie, résidant sur l’avenue Masikita.
Le quartier UPN,  notamment au niveau des  avenues Equateur, Masikita, Pumbu et autres ne connaît pas le phénomène des malfaiteurs appelés vulgairement « KULUNA », comme c’est souvent le cas dans plusieurs communes de la capitale.
Nous pensons attirer l’attention du gouverneur de la ville de Kinshasa sur la Commune de Ngaliema, plus précisément sur l’avenue Masikita qui, a grandement besoin d’un œil très observateur pour palier cette situation avant qu’elle ne dégénère.

Mokando Mamungo Christelle
(Stagiaire IFASIC)

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