EPST : une main noire derrière la manifestation des élèves

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Tentative de plonger la RDC dans la situation incontrôlable : cela ne fait l’ombre d’aucun doute. C’est le moins que l’on puisse dire de la manifestation des élèves de quelques écoles conventionnées catholiques à la quête des solutions pour la reprise des cours, hier jeudi 21 octobre au Palais du Peuple. Heureusement que tout s’est terminé sans incident et que le 1er Vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Marc Kabund a su se montrer à la hauteur pour calmer les «bambins», manipulés à souhait et pris dans une hystérie inexplicable.

       Des questions se posent : les parents déposent-ils les enfants dans la rue ou à l’école ? Et à l’école, ils sont sous la responsabilité de qui? Sont-ils partis de quelles écoles, sous l’encadrement de qui et avec l’autorisation de qui? Ce mouvement a-t-il été spontané ou a été préparé quelque part et par qui? Outre leurs revendications, les organisateurs avaient-ils imaginé un scénario catastrophique en cas de survenance d’un accident ou d’un incident occasionnant mort d’un ou de plusieurs élèves ? Pourquoi les enseignants et les responsables des écoles ont-ils voulu utiliser les élèves qu’on leur confie pour l’éducation par des parents comme instruments pour faire aboutir leurs revendications, même si elles sont légitimes? Peut-on croire que l’idée de marcher jusqu’au Palais du Peuple a germé au même moment dans les têtes de tous les «bambins» le même jour, et dans toutes les écoles?   

       Non. Il y a une main noire derrière les jeunes et innocents manifestants. Est-ce absolument pour les revendications des enseignants ? Il y a sûrement d’autres raisons. On veut se greffer sur la grève des enseignants qui est légitime, même si apparemment il n’y a pas eu de préavis, grève qui a été mal gérée suite à une approche politique déficiente. La mort, ne-fut-ce que d’un élève à Kinshasa, même suite à un accident de circulation, aurait servi de prétexte pour changer de logiciel. L’on aurait précipité la RDC dans la situation d’un Etat policier, irespectueux des droits des enfants. C’est le pouvoir qui devait être au banc des accusés avec des répercussions sur son existence. Dieu merci. Kabund s’est révélé habile et les policiers commis à la garde du Palais du Peuple se sont comportés avec professionnalisme.

       Le gouvernement doit anticiper pour prévenir le chaos que des cyniques entrevoient pour le pays au nom de leurs intérêts mesquins. Le Premier ministre, pourquoi pas le Président de la République, doit briser le silence pour recadrer les choses. En même temps, les services de sécurité et la justice doivent se mettre à l’oeuvre pour dénicher la main noire qui tire les ficelles dans l’ombre pour assouvir ses intérêts mesquins et établir des responsabilités jusque dans les écoles. Comment les enfants se sont-ils retrouvés au Palais du Peuple ? Entretemps, l’Anapeco doit sensibiliser les parents pour l’encadrement de leurs enfants qui ne doivent pas se retrouver sur la rue avec tous les corollaires.

Moïse Musangana

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