EPST : sit-in du SYECO contre le ministre Bakonga

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Des dizaines d’enseignants de la ville de Kinshasa, à l’appel du Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO), ont pris d’assaut hier jeudi 30 juillet 2020 le cabinet du  ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), dans la commune de la Gombe, de la matinée jusqu’au milieu de l’après-midi.  Ainsi, l’enceinte du ministère était, pour la énième fois, transformée à un lieu de concert animé par les professionnels de la craie en colère, à l’aide des  sifflets, vuvuzela et maracasses.

             A traves leurs chansons hostiles, ils ont exprimé leur désapprobation contre le ministre d’Etat en charge de l’EPST, Willy Bakonga Wilima, coupable à leurs yeux d’avoir pistonné l’un de ses proches au poste de Directeur et chef du Service de Contrôle et de Paie des Enseignants (SECOPE).

            L’on pouvait lire sur un calicot géant le message ci-après : « Les Syndicats des enseignants de l’EPST émergeant au régime SECOPE exigent sans aucune condition ma réforme du SECOPE  et la démission du Directeur-chef du SECOPE, Mr. DELONG KAPAY. Le non paiement des fonds de la Banque mondiale alloués aux salaires des enseignants de l’EPST ».

            En effet, les enseignants estiment que le SECOPE a outrepassé son champ de compétences, en supprimant les échelons et les grades des enseignants, dans l’anarchie la plus parfaite. D’où, ils exigent sans autre forme de procès sa dissolution. La disparité dans la fixation des salaires qui ne tient pas compte de l’ancienneté. Un huissier du SECOPE gagne 750.000 FC tandis qu’un enseignant debout ne touche que 350.000fc, rapportent des enseignants rencontrés sur le lieu du sit-in. Ils exigent, dans la foulée, le réajustement de leurs salaires par rapport à la dépréciation monétaire sur le marché.

Cécile TSHIYOMBO, Secrétaire Générale du SYECO, principale mobilisatrice des troupes, a déclaré à la presse que compte tenu du blocage de leurs dossiers au niveau du ministère du Budget, les enseignants y projetteraient un sit-in, au plus tard le lundi 3 août 2020. C’est dans le but de connaitre le pourquoi du blocage du dossier du paiement des nouvelles unités. Bref, ces enseignants menacent de ne pas reprendre les cours le lundi 03 août au cas où leurs revendications resteraient sans suite.

            Il y a lieu de retenir que la synergie des enseignants, sous la conduite du SYNECAT, ne jure que sur le départ du ministre Bakonga de la tête de l’EPST avant la rentrée scolaire 2020-2021. 

Jean-René Ekofo

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