EPST : où en est-on avec la commission Tshiyombo ?

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A dix jours de la rentrée scolaire 2020-2021 fixée au lundi 12 octobre 2020, l’opinion piaffe d’impatience de connaître le contenu du rapport de la commission chargée d’examiner les cas de mégestion dénoncée au Service de contrôle de la paie des enseignants (SECOPE) et de diverses irrégularités qui minent le bon fonctionnement du secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) et empêchent le Gouvernement d’agir comme il faut.

On rappelle que lors de la ronde effectuée par le Chef de l’Etat dans quelques écoles publiques de la capitale et l’université de Kinshasa en vue de lancer solennellement la reprise des enseignements après 4 mois de fermeture due à la crise sanitaire provoquée par la pandémie de coronavirus, les représentants des syndicats des enseignants du secteur public avaient sollicité et obtenu l’audience auprès du Président de la République.

            A l’issue de cette audience avec le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi intervenue le lendemain – à laquelle les deux principaux syndicats des enseignants du secteur étatique en l’occurrence, le SYECO et le SYNECAT, le directeur du SECOPE, le ministre et le vice-ministre de l’EPST avaient pris part – il avait été mis en place une commission spéciale chargée d’examiner tous les cas litigieux constatés et faire rapport au Gouvernement avant la rentrée scolaire prochaine, afin de lui permettre de bien s’occuper du corps enseignant dans le cadre de la gratuité de l’enseignement de base.

Les différents cas d’irrégularités à relever concernaient notamment la gestion du SECOPE ; la création de nouvelles provinces éducationnelles et les nouveaux bureaux du SECOPE ; la création de nouvelles sous-divisions ; la création de nouveaux bureaux de SERNIE (Service national d’identification des élèves) ; l’augmentation ou gonflement du nombre de nouvelles unités ; l’alignement des écoles privées au budget de l’Etat sans l’établissement préalable d’une convention conclue entre l’Etat et les privés propriétaires ; l’affectation des salaires pourvus aux nouvelles unités vers les suprastructures créées et aux personnels y affectés ; etc.

Comme on peut le constater, la « commission Cécile Tshiyombo » du nom de la secrétaire générale du Syeco qui avait déployé toutes ses énergies pour se faire entendre par le Président de la République et arracher un rendez-vous, peine à rendre son rapport à l’autorité qui avait décidé de sa création alors que la rentrée scolaire interviendra dans quelques jours !

Qu’est-ce qui bloque ou pourquoi la commission Cécile Tshiyombo tarde-t-elle à rendre son rapport ? Attend-elle qu’on reprenne une nouvelle année scolaire avec les mêmes imperfections pour ce qu’elle soit perturbée par des mouvements de grèves des personnels dont les revendications n’auront pas trouvé des solutions ?

            Voilà qu’il y a pour que la commission ad hoc rende le plus vite possible, notamment avant la rentrée scolaire, afin de permettre au Gouvernement d’avoir des effectifs réels du corps enseignant et de l’ensemble du personnel du secteur éducationnel afin de recadrer les choses et faire atterrir en beauté la deuxième année de l’expérience de la gratuité effective de l’enseignement de base en République Démocratique du Congo.Dom 

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