EPST : Educ/tv, l’engagement de 100 personnes provoque des remous

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Les employés de la chaîne de télévision thématique de l’Education « Educ-tv » sont mécontents et l’ont fait savoir aussi bien au Premier ministre Sylvestre Ilunga qu’aux syndicats du secteur éducatif à travers un mémorandum. Ils protestent contre l’engagement de cent nouvelles unités à qui on a immédiatement attribué des numéros matricules et des postes de responsabilité, alors que les anciens recrutés il y a environ deux ans sont laissés sur le tapis, voire même décommissionnés. En effet, dans son arrêté du 15 décembre 2020, le Ministre Willy Bakonga a engagé ces personnes qui sont venues gonfler les effectifs de cette chaîne thématique, portant ainsi leur nombre total qui était à son arrivée de 70 à 160 agents.

         Pour expliquer leur malheur, ces infortunés ont rédigé ce mémo qu’ils ont adressé au Premier ministre. Ils sont revenus à la fin de la semaine dernière faire le sit-in devant la Primature pour bien sensibiliser les autorités et ont été reçu par le directeur de cabinet. Ils réclament justice,  exigent l’annulation pure et simple de cet arrêté pris en leur défaveur, mais aussi et surtout au détriment de la politique de la gratuité de l’enseignement de base.

         Réagissant sur ce dossier, Mme Cécile Tshiyombo, secrétaire générale du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) a dit dans un point de presse organisé le 31 décembre 2020, à son siège à Matonge que cette mesure est aussi une façon de combattre cette politique de la gratuité de l’enseignement de base. Elle a dit ne pas comprendre qu’un ministre néglige les anciens employés, ayant travaillé depuis deux ans sans être payé, pour engager, titulariser et payés 100 nouvelles unités. Elle a aussi demandé l’annulation de cet arrêté litigieux et exigé du ministère de tutelle un traitement juste pour tous les travailleurs d’Educ-TV.

         En outre ce syndicat a également fustigé la création par ce ministère d’une commission pour statuer sur l’augmentation des salaires d’un groupe d’enseignants de certaines écoles catholiques qualifiées « d’écoles de prestiges » au détriment des autres dans l’intention de s’attirer leurs sympathies. Une telle démarche n’est rien d’autre qu’un sabotage de la gratuité de l’enseignement car elle conduira les écoles défavorisées à descendre dans la rue pour débrayer en abandonnant les salles de classes. Pour SYECO, tous les enseignants œuvrant dans les écoles publiques (conventionnées et non conventionnées) ont les mêmes droits et obligations et doivent donc jouir des mêmes avantages. RSK

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