EPSP et FPMA : halte à la confusion !

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En avant plan de droite à gauche en chemise verte un enseignt en conversation avec des élèves habillés en bleu blanc devant le batiment d'une école à Kinshasa Radio Okapi Ph John Bompengo

La confusion est totale dans le secteur éducatif, à cause d’un conflit de compétences entre le ministère de l’EPSP (Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnelle) et celui de FPMA (Formation Professionnelle, Métiers et Artisanat). Les deux cabinets ministériels se disputent, depuis un temps suffisamment long, les écoles dites « techniques ». Dans l’entendement de la tutelle de l’EPSP, le ministère de la Formation Professionnelle, Métiers et Artisanat devrait, conformément aux textes en vigueur, se limiter à la gestion des centres de formation professionnelle, dont le point de chute devrait être la délivrance des certificats d’aptitude professionnelle à ses récipiendaires.

De son côté, le cabinet de la FPMA entend, par « écoles techniques », toutes celles qui organisent des options telles que la mécanique, l’électricité, l’agriculture, la coupe et couture, la commerciale, la maçonnerie, l’électronique, etc. La goutte d’eau qui est en train de déborder actuellement le vase est l’organisation parallèle, par les deux ministères, des tests préliminaires de l’Examen d’Etat, respectivement le dimanche 17 février pour l’EPSP et 24 février pour la FPMA.

 En dépit des protestations du ministre sortant de l’EPSP contre ce qu’il a considéré comme une usurpation des prérogatives dévolues à son ministère, celui de la FPMA est passé outre, estimant qu’il était dans son droit d’organiser l’Examen d’Etat dans le secteur technique, l’autre devant s’en tenir à « l’enseignement général ». Ce qu’il faut craindre, à court terme, est que cette épreuve de force ne débouche sur la guerre des diplômes d’Etat entre l’EPSP et la FPMA.

Pour la réunification de l’enseignement primaire et secondaire

            Nombre d’observateurs pensent que l’unique option à prendre pour mettre fin à la confusion, c’est de regrouper l’enseignement général, technique et professionnel au sein d’un même ministère, lequel devrait gérer à la fois les écoles primaires et secondaires classiques. A ce sujet, la formation imminente d’un nouveau gouvernement devrait être l’occasion, pour le Chef de l’Etat et le Premier ministre, de confier ce portefeuille ministériel à un seul animateur. Ainsi, il n’y aurait plus de dispute autour des frais d’organisation de l’Examen d’Etat, aussi bien ceux libérés par le Trésor public que les contributions des parents d’élèves. Il y a aussi et surtout les dividendes que rapporte leur publication par des sociétés de télécommunications de la place.

            En fait, le fond du problème, ce n’est pas la formation des enfants dans les différentes filières que prétendent organiser le ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel ni celui de la Formation Professionnelle, Métier et Artisanat, mais la cagnotte attendue, par les deux ministres, de l’organisation de l’Examen d’Etat et des contrats de publication conclus où à conclure avec certaines firmes de télécommunications. Mais, pour jeter la poudre aux jeux de l’opinion, chaque ministre prétend se battre pour la défense de la cause des enfants et de la qualité du diplôme d’Etat.

                                                Kimp

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