Environnement et climat des affaires : défis du Congo de demain

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L’avenir économique de la RDC comme futur pays émergeant continue à préoccuper aussi bien des spécialistes des questions économiques, que des centres de recherche et des structures spécialisées de la société civile.

Me Midagu Deogratias, président de la Ligue pour l’amélioration de l’environnement des affaires, pense que les enjeux électoraux ne doivent pas nous faire oublier les préoccupations majeures de la population congolaise. La bonne gouvernance, la lutte contre la pauvreté, l’amélioration du vécu quotidien par l’accès du plus grand nombre à l’eau potable, à l’électricité, la sécurité alimentaire, l’amélioration du climat des affaires et l’emploi, pour ne citer que ceux-là.
Même si ces questions ont été escamotées lors de la campagne électorale, Me Midagu estime qu’il nous revient de réfléchir sur les mécanismes fiscaux, juridiques et institutionnels, pour accroître le budget national qui stagne autour de cinq milliards de dollars. Nous devons trouver des voies et moyens pour améliorer sensiblement le vécu quotidien de nos compatriotes et lutter contre la pauvreté.
Car, à la LAEA, on reste persuadé que la restauration de l’homme et de sa dignité est un préalable à la réussite de toute  action du programme prioritaire de tout gouvernement responsable.

Eller préconise une série des réformes dans tous les secteurs. Sur le plan juridique, il s’agira d’exiger du parlement, la révision constitutionnelle au sujet de l’élection présidentielle à un seul tour et la limitation des mandats présidentiels.
L’administration publique congolaise politisée à outrance, inefficiente, démotivée et en déliquescence, doit retrouver ses lettres de noblesse. A l’image de l’administration publique de la Belgique qui en l’absence d’un gouvernement, a fait marcher les services de l’Etat pendant plus d’une année, la Fonction publique congolaise doit jouer pleinement son rôle, sans être paralysée par l’absence des cabinets ministériels.

Aujourd’hui, certains dossiers importants touchant au fonctionnement de certains services de l’Etat, sont rangés dans les oubliettes.
Il revient aux futurs dirigeants sortis des urnes de faire preuve de leur capacité à répondre aux questions sociales prioritaires, telles que l’approvisionnement de la population congolaise en denrées alimentaires de première nécessité à des coûts abordables. Comme on peut raisonnablement le penser, on peut augmenter les salaires des policiers, des militaires, des enseignants, des fonctionnaires et autres agents de l’Etat, mais comment accroître le budget national pour satisfaire aux cahiers de charges de différents mouvements syndicaux ?

Comment transformer le jeune désoeuvré dit « Kuluna » en un acteur du développement, utile à sa société ?
Pour Me Midagu, président de la Ligue pour l’amélioration de l’environnement des affaires, les futurs dirigeants doivent créer des conditions pouvant permettre au licencié d’université tenant une cabine téléphonique de trouver un emploi décent. C’est là qu’intervient la problématique de l’emploi que des investisseurs nationaux et étrangers peuvent résoudre.

Comment alors promouvoir les gros investissements ?
Un signal fort devra être envoyé en direction des investisseurs potentiels à travers l’instauration d’un cadre juridique adéquat des affaires pouvant garantir la sécurité juridique et judiciaire des investissements. Notamment la mise en application des mécanismes juridiques du traité de l’Ohada.
Dans la foulée des propositions de la LAEA, on devrait envisage la restructuration des ministères et la création des vices-primatures, l’une chargée des questions économiques, et l’autre, des problèmes de l’environnement, compte tenu des enjeux des questions liées au changement climatique et à la préservation du patrimoine forestier national.

J.R.T.

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