Endundo dévoile la nouvelle poule aux oeufs d’or

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José Endundo Bononge, ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme (E.C.N.T.) a ouvert une réunion des cadres, experts et partenaires en développement, travaillant au niveau provincial ou national de son ministère ou s’intéressant à son secteur d’activités pour une réflexion dans le cadre d’un « Atelier de validation de la feuille de route 2010 » ; rendu possible grâce au soutien du Projet d’appui à la gouvernance (P.A.G.)  de l’Union européenne (U.E.). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans la soirée du dimanche 04 avril 2010, dans le cadre touristique du « Jardin botanique de Kisantu », dans la province de Bas-Congo. Ces travaux étaient programmés sur trois jours, soit du 04 au 06 avril 2010.

Prenant la parole à ce sujet, José Endundo a précisé que la rencontre visait deux buts : d’abord, poursuivre sur le long terme une réflexion déjà engagée sur les enjeux et défis à relever dans les secteurs sous son administration et sur les stratégies les mieux adaptées à appliquer pour atteindre les objectifs poursuivis. Ensuite, la rencontre veut aussi arrêter un plan d’actions pour l’exercice 2010 et discuter de meilleures conditions de sa réalisation. Il a par après brossé les grandes lignes de ce plan d’action ou feuille de route 2010, appelé à faire face aux enjeux et défis rencontrés dans ces secteurs précis.

Telle que la feuille de route 2010 du ministère d’ECNT a été présenté aux séminaristes de Kisantu par le premier responsable de ce secteur, on distingue trois principales articulations. Premièrement, le plan s’intéresse aux importantes ressources naturelles dont dispose notre pays et trois ressources ont été épinglées : ressources forestières avec les 2/3 des forêts du Bassin du Congo, deuxième bloc forestier tropical au monde. Ce qui constitue un réservoir traditionnel de produits et services et confère désormais à notre pays un rôle de tout premier plan dans les négociations internationales sur le changement climatique ; ressources en eau aussi, car le pays dispose de la moitié des ressources en eau douce du continent, d’un réseau hydrographique essentiel pour le transport et d’un énorme potentiel hydro-électrique. Dernière ressource mentionnée est le potentiel touristique. Toutes ces ressources, l’ECNT se propose de les mettre en contribution pour améliorer le vécu quotidien du Rdcongolais.

Bonne gestion de l’environnement : d’importantes ressources financières à la clé

La deuxième articulation concerne l’obligation pour les agents et cadres de ce ministère d’organiser la gestion des ressources naturelles pour satisfaire de manière durable les besoins des populations en produits et services tirés de la forêt. Le ministre note à ce sujet que notre pays est peuplé de 60 millions d’habitants, dont près de 40 millions sont très dépendants des ressources de la forêt : en bois de construction et d’ameublement ; en bois d’énergie pour la cuisson des aliments ; en protéines animales : en pharmacopée ; en divers produits forestiers non ligneux, etc. Enfin, la dernière articulation présentée concerne la nécessité pour la RDC de continuer à se développer et à améliorer les conditions de vie de ses populations. La feuille de route, pendant 2010, doit aider à gérer et valoriser  au mieux l’ensemble de ses atouts, à savoir ses ressources naturelles et son capital humain. Cela devra se traduire par la création d’emplois le plus possibles qualifiés ; de nouveaux investissements dans la transformation plus poussées des produits et le développement des service ; des augmentations de recettes fiscales pour l’Etat central et les provinces et par des biens et services de base fournis régulièrement aux populations rurales et urbaines.

Pour terminer la présentation de ce plan d’action pour 2010,  José Endundo a insisté sur des réformes déjà engagées. A ce sujet, il a mentionné la réforme institutionnelle qui vise à réduire, dans le cadre organique, l’effectif des directions de moitié ; le départ à la retraite des agents et le recrutement des jeunes cadres qualifiés. Cela va s’accompagner de la modernisation de l’arsenal juridique. Dans le cadre des actions sectorielles, il y aura conversion des anciens titres forestiers, renforcement du contrôle forestier et le regroupement de l’ICCN/IJZBC et la tenue des Etats généraux du tourisme. Il a rappelé qu’avec l’appui des partenaires au développement le pays va avoir de plus en plus accès aux importantes ressources financières indispensables à la mise en œuvre de ses politiques de protection de l’environnement, de gestion  et de valorisation des ressources naturelles, de développement économique et social. Pour ce faire, il a souligné l’impératif qu’il y a pour la RDC d’atteindre, grâce à cette feuille de route et ces réformes, des standards internationaux de gestion conformes aux exigences de nos partenaires.        

SAKAZ

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