Encore un rapport qui accable : ICG accuse Kabila, Mende s’étonne !

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Contacté  au téléphone par Le Phare, le ministre de la Communications et des Médias, Lambert Mende Omalanga, a réagi en ces termes au rapport de l’Ong International Crisis Group : « Pour ce qui est de l’Est, le Président de la République, en vertu de notre cadre juridique, a des compétences militaires qu’International Crisis Group n’a pas prises en considération. On sait par exemple qu’en sa qualité de Commandant Suprême des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, la projection des troupes sur le terrain relève de sa compétence ».

Parlant de la révision de la Constitution, le porte-parole du gouvernement a tenu à faire savoir que quand « on parle du mandat du Chef de l’Etat, il y a lieu de dire à ce sujet qu’il y a trop de procès d’intention. En fait, on se retrouve dans une affaire où des choses qui n’ont jamais été dites ou des positions jamais prises par les membres de la famille politique du Chef de l’Etat  leur sont  paradoxalement attribuées dans le domaine des commentaires. Mais la vérité va éclater bientôt quand les vraies propositions vont être disposées sur la table. Tout le monde se rendra alors compte du caractère calomnieux de la campagne qui a été inutilement menée contre la famille politique du Chef de l’Etat.

Et l’interlocuteur du quotidien de l’avenue Colonel Lukusa de poursuivre : «le plus surprenant dans ce qui se passe, c’est le fait que des gens comme ceux d’International Crisis Group, qui ont l’habitude de bien travailler, se laissent submerger par des rumeurs. Et tout cela vient se greffer sur d’autres mauvaises interprétations de la position du gouvernement congolais au sujet de la Monuc. Il n’a jamais été question de réclamer le départ de la Monuc immédiatement. La proposition qui avait été faite était que ce départ puisse avoir lieu à la mi-2011. ». Mais on sait « qu’après discusssions, il a été convenu que ce départ soit programmé pour la fin 2011. A cette date-là, toutes les élections auront déjà eu lieu. « Or, il nous a été reproché de vouloir évacuer la Monuc avant les consultations électorales. On se rend bien compte que tout n’est que rumeurs et falsification ».

S’agissant de l’accusation portant sur la concentration des pouvoirs entre les mains de Joseph Kabila, le ministre de la Communication et des Médias estime que « cela relève de la caricature ». Il a révélé par exemple avoir pris connaissance d’un document d’Amnesty International/Belgique affirmant que l’ANR et la DGM relevaient du Président de la République. « C’est une évaluation qui ne tient pas compte de l’évolution politique et juridique interne. L’ANR et la DGM, tout le monde le sait, dépendent du ministère de l’Intérieur et non de la présidence de la République. Ce qu’il y a lieu de souligner, c’est le fait que nous nous trouvons dans un régime semi présidentiel, avec deux pôles de pouvoir. Dans ce cadre, il y a des matières telles que la Défense et les Affaires Etrangères sur lesquelles le Président de la République a un œil particulier. Mais, pour le reste – les finances, l’économie, etc. – on sent chaque jour qui passe toute l’importance du pouvoir du Premier Ministre. Ceux qui parlent de concentration des pouvoirs ont toujours à l’esprit l’architecture politique et juridique de l’époque de Mobutu. Non ! Nous sommes dans un autre système aujourd’hui. Kabila n’est pas un deuxième Mobutu. Mais les gens ne le connaissent pas bien. Les analystes devraient se baser sur les réalités du terrain et non se fier aux rumeurs ». Jacques Kimpozo

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