ENA : les défis de la transparence et de l’excellence

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ENA2Dans deux sites, Kinshasa et Goma, les candidats provenant des provinces de l’Est et de l’Ouest de la RDC, retenus pour entrer à la première promotion de formation de l’Ecole Nationale d’Administration, placée sous la double tutelle du ministère de la Fonction publique et de l’Enseignement supérieur et universitaire et recherche scientifique, affrontent depuis le début de cette semaine, les épreuves écrites et orales.

 Nous apprenons que les membres du  jury triés sur le volet pour leurs compétences et leur expérience, proviennent, dit-on, de plusieurs institutions d’enseignement de la RDC et d’ailleurs ainsi que  des services de l’Etat. Tant mieux si cette organisation orthodoxe peut enrayer l’esprit de magouilles comme celles entretenues jadis, lors des tests des magistrats, où l’on a vu de petits nègres concourir en lieu et place de vrais candidats. L’on n’a pas compris comment des candidats qui avaient brillé aux épreuves, n’étaient pas  retenus sur les listes de réussite au profit de ceux qui n’avaient vu que du feu.

Avec cette volonté de conduire la réforme de l’administration publique qui anime les responsables des ministères de la Fonction publique et de l’Enseignement supérieur et universitaire et recherche scientifique, l’on espère que cette passation des épreuves sera marquée du sceau de la transparence, de manière à ce que seuls les candidats qui ont réussi, soient admis à l’Ecole Nationale d’Administration. Car, cette première promotion de formation de l’ENA est considérée comme celle du changement et de la rupture avec le passé. C’est sur ces premiers étudiants que le ministère de la Fonction publique espère bâtir les futurs cadres de l’administration publique.

Aussi le vrai changement dont rêvent les observateurs, ne peut réellement s’opérer dans notre pays que si dans tout le processus de recrutement jusqu’à l’issue du cycle de formation, le sérieux est au rendez-vous. L’on espère que cette fois, le clientélisme, le régionalisme, le tribalisme et la corruption seront bannis dans le paquet des critères d’admission, de passation des épreuves, d’évaluation des étapes de formation et des examens de fin de cycle.         La population qui croit que l’ENA pourra être le creuset de l’administration publique comme ce fut à une certaine époque révolue avec l’Ecole Nationale de Droit et d’Administration, son ancêtre, attend beaucoup des épreuves écrites et orales auxquelles sont actuellement soumis les candidats provenant de toutes les provinces.

Voilà pourquoi il faut rassurer l’opinion congolaise que les examens d’admission ne sont pas joués d’avance et que seuls les candidats qui le méritent pourront fréquenter les auditoires de l’ENA.    J.R.T.    

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