En marge du séjour de Uhuru Kenyatta à Kinshasa : Est, le Chef de l’Etat annonce une riposte impitoyable

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Une riposte impitoyable est en préparation contre les forces négatives qui écument l’Est de la République Démocratique du Congo, en vue de l’éradication totale de l’insécurité. C’est l’annonce faite hier mercredi 21 avril 2021 par le Chef de l’Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi, lors de la conférence de presse commune tenue avec son homologue du Kenya, Uhuru Kenyatta. Selon lui, des actions militaires conjointes FARDC – FIR (Forces d’Intervention Rapide), placées sous le label des Nations Unies, vont être lancées incessamment contre les groupes armés qui alimentent le terrorisme et les violences dans cette partie du pays. Ce serait, a-t-il martelé, pour tordre le cou aux critiques selon lesquelles les autorités congolaises seraient sans réaction face à l’insécurité qui perdure dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Le Kenya a-t-il révélé, est à compter au nombre des Etats contributeurs en termes de troupes.

            Félix Antoine Tshisekedi a indiqué que c’était le premier volet des accords sectoriels signés par les ministres des Affaires Etrangères des deux pays, en plus de l’Accord général conclu à la même occasion.

            Le second volet concerne les infrastructures.  Selon le Chef de l’Etat congolais, il a pris l’engagement, avec son homologue du Kenya, de relier l’Océan Indien à l’Océan Atlantique, grâce à une voie des communications impliquant les routes, le chemin de fer, et le fleuve Congo, laquelle devrait partir du port de Mombassa à Beni, en passant par le territoire ougandais, avant de continuer vers Bunia en Ituri, Kisangani, Kinshasa, Matadi jusqu’à l’embouchure du fleuve Congo, sur l’Océan Atlantique. Ce serait le fameux « Corridor Est », dont le début des travaux va dépendre de la finalisation du montage financier. Ce « Corridor » devrait ouvrir la voie à d’autres projets d’infrastructures à placer sous la supervision du Premier ministre kenyan Odinga », baptisé le « champion des infrastructures ».

            Un de ces grands projets serait d’ordre énergétique. Une grande conférence africaine est envisagée pour booster le financement d’Inga par les Etats africains qui se sont déjà manifestés comme futurs utilisateurs de son électricité.

            A en croire Félix Antoine Tshisekedi, le troisième volet de l’Accord général de coopération entre la RDC et le Kenya se situe au niveau de la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux. A ce sujet, il est prévu des modules de renforcement des capacités des « services » congolais et kenyan pour le besoin de la cause, dans l’objectif de mieux mobiliser les recettes publiques dans les deux Etats.

            L’autre centre d’intérêt des échanges entre les deux Présidents, était la riposte contre la Covid-19 et la fabrication des vaccins en Afrique. Le Chef de l’Etat congolais a révélé que la RDC et le Kenya figurent sur la liste des pays africains sélectionnés pour développer des capacités de fabrication locale des vaccins.

            Enfin, Félix Antoine Tshisekedi a avoué avoir contracté une dette morale vis-à-vis de son homologue kenyan à travers sa présence à Kinshasa. Cela appelle une réciprocité dès que son agenda le lui permettrait, surtout qu’une invitation lui adressée par Uhuru Kenyatta est pendante sur son bureau de travail. Le Chef de l’Etat congolais s’est également souvenu de son hôte comme l’unique Chef de l’Etat à avoir effectuée le déplacement de Kinshasa, lors de son investiture en janvier 2019, mais aussi pour lui avoir ouvert largement ses portes, en 2018, alors qu’il n’était pas encore candidat à l’élection présidentielle, avant la fameuse rencontre de Genève (création de Lamuka pour un candidat commun à la présidentielle), et avoir largement partagé, avec lui, sa vision pour un Congo nouveau.

Des consulats du Kenya bientôt à Goma et

Lubumbashi

Intervenant avant son homologue congolais, le Président Uhuru Kenyatta s’est réjoui de l’excellence des relations entre Kinshasa et Nairobi, lesquelles ne font que se renforcer depuis l’avènement au pouvoir de Félix Antoine Tshisekedi. Il a fait état de la signature, lors de sa visite à Kinshasa, d’un Accord général de coopération, avec comme secteurs prioritaires ceux de la sécurité et de la défense, de la santé, de l’éducation, des infrastructures, de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, etc.

            Dans le souci de booster davantage les échanges entre les deux pays, il a annoncé l’ouverture prochaine des consulats kenyans à Goma et Lubumbashi. Il a salué également le souci de la RDC d’adhérer à la Communauté de Développement de l’Afrique de l’Est, sans oublier la préoccupation commune de Kinshasa et Nairobi de favoriser les flux migratoires de leurs populations.

Uhuru Kenyatta a confirmé la volonté de la RDC et du Kenya de développer conjointement des infrastructures de base (routes, rails, ports) en vue d’accroitre leur intégration économique et partant la prospérité et la paix.

Il a enfin exprimé sa gratitude à Félix Antoine Tshisekedi pour le soutien de la RDC à la candidature de son pays comme membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies. La voix de l’Afrique, a-t-il insisté, devrait se faire entendre davantage dans les fora internationaux, et le Kenya ne décevra pas les attentes africaines pendant les deux années de son mandat.

                                         Kimp

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