En marge des sénatoriales : fausses plates-formes électorales

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Il est de notoriété publique que le rôle principal du Journal officiel consiste à publier les textes tant publics que privés revêtus et légalisés par l’officier d’Etat civil ou le Notaire. C’est dans cette optique que le ministère de l’Intérieur et Sécurité du gouvernement de la République a rendu publique la liste des partis et regroupements politiques. Cette tâche a été confiée précisément à la Direction de ce ministère chargée des Affaires politiques, dont le siège est situé sur l’avenue du Roi Baudouin non loin de la Primature.

            Cette liste, note-on, ne contient que les noms ou dénominations des principaux partis et regroupements politiques ayant rempli les conditions imposées par les services ad hoc. Nulle part, l’autorité administrative n’a fait mention des plateformes électorales de quelque nature que ce soit.

            Durant toute la période de la campagne électorale qui a duré 45 jours, tous les candidats se sont servi des appellations ou dénominations des partis et regroupements politiques en règle avec la dite loi.

            En RDC, l’opinion a constaté que rares ont été des candidats ayant utilisé les appellations de leurs plateformes électorales. On les comptait sur les doigts de la main, car les électeurs vérifiaient d’abord le nom du candidat et ensuite celui du parti ou regroupement politique auquel il appartient. C’est la raison pour laquelle les plateformes du genre FCC, Lamuka, Fasthivit n’ont pas été mentionnées sur les pancartes, calicots, banderoles, drapelets, cartes et affiches dressées à travers les avenues, boulevards, rues et grands édifices des villes, localités et mêmes les villages situés dans l’arrière-pays.

La Ceni au four

et au moulin 

            Pour preuve du respect strict des prescrits de la loi électorale, pour tous les candidats, outre leurs noms et prénoms, la Ceni n’avait retenu que les noms et appellations des partis et regroupements politiques auxquels ils appartenaient. Cela, depuis le déclenchement des opérations électorales jusqu’à la proclamation des résultats tant provisoires que finals. On se rappelera que lors des audiences publiques radiotélévisées concernant l’élection présidentielle, les avocats et les candidats concernés ont été identifiés par le biais des noms et appellations de leurs partis ou regroupements politiques reconnus comme tels.

            Le plus cocasse, n’en déplaise à certains esprits malveillants et de mauvaise foi, les candidats ayant gagné ou perdu les élections présidentielle et législatives tant nationales que provinciales ont oublié les noms et appellations de leurs anciennes plateformes électorales. Sauf, et c’est là où l’inconscience et la mauvaise foi surprennent l’opinion, le candidat malheureux Martin Fayulu qui continue à s’accrocher à plateforme Lamuka alors que c’est au nom du regroupement politique dénommé « Dynamique de l’Opposition » tel que reconnu tant par la Ceni que le ministère de l’Intérieur. Au nom et pour le compte duquel il s’était présenté à l’élection présidentielle du 30 décembre de l’année dernière.

Le désaveu de Kyungu Wa Kumwanza et Katumbi Moïse       

            Sous prétexte de la campagne pour la vérité des urnes, Martin Fayulu a sillonné certaines provinces du pays et actuellement l’Occident pour claironner à qui veut l’entendre qu’il a gagné l’élection présidentielle avec tantôt 62 %, tantôt 65 %.

            Cela, malgré les interventions maladroites, irréfléchies contradictoires de certains princes de l’Eglise catholique romaine. Car, heureusement, ses complices dans cette campagne d’intoxication commencent à comprendre sa ruse et ont entrepris de le désavouer publiquement. C’est le cas de Jean-Pierre Bemba Gombo, de Christian Mwando Nsimba, de Pierre Lumbi, du patriarche Gabriel Kyungu Wa Kumwanza et surtout de Moïse Katumbi par sa propre voix et celle de l’un de ses confidents, Francis Kalombo. Ces anciens alliés lui demandent tout simplement de poursuivre sa campagne sous le nom de la Dynamique de l’Opposition, son regroupement politique ou de son propre parti politique dénommé l’ECIDE.  Pourrait-il choisir la voie de la raison et du bon sens ? Car, comme le disait une sagesse latine, l’erreur est humaine, mais persévérer dans l’erreur est diabolique.

F.M.

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