En marge de la visite du couple présidentiel aux familles des victimes du crash : Monsieur le Président, tenez bon !

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Pendant que les nouvelles en provenance de Kole, dans la province du Sankuru, faisaient état, hier mardi 15 octobre 2019, de l’identification formelle des débris de l’Antonov 72 ayant crashé le jeudi 10 octobre et de la découverte de quatre corps sans vie, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, et son épouse, Denise Nyekeru, se sont présentés dans les familles de leurs proches collaborateurs portés disparus à la suite de cette catastrophe aérienne. C’était une visite de réconfort aux épouses et enfants des victimes, plus précisément les regrettés Patrick Mukadi, agent de sécurité, et Dipanga Divioka alias « Maréchal », son chauffeur, dans les communes de Limete et Kinshasa.

L’émotion était à son comble pour les veuves et les orphelins, jusque-là sans nouvelles de leurs maris et pères disparus.

                  En cette période douloureuse du crash de l’Antonov 72 ayant à son bord la logistique présidentielle et des membres de sa sécurité rapprochée, le Chef de l’Etat n’a ménagé aucun effort pour faire déployer les moyens matériels et humains requis en vue de la localisation du lieu de la catastrophe aérienne et de ses victimes. Le vœu de nombreux fils et filles du pays est qu’il puisse se saisir de ce pénible moment pour y puiser l’intelligence et l’énergie nécessaires pour continuer à porter le pays vers l’avant. Ce drame ne devrait pas constituer, pour lui, une occasion de chute ou de relâchement des initiatives qu’il a prises, dès son investiture, pour changer l’image du pays, dans tous les secteurs de la vie nationale.

                  Les difficultés d’accès au site ayant recueilli les débris de l’Antonov 72 ainsi que les corps de quelques victimes, pendant que ceux de la moitié du contingent restent introuvables, démontrent à tous à quel point le pays était détruit. En effet, la nation tout entière est surprise de constater que le chef-lieu de tout un territoire est sans routes. Ce qui fait davantage mal, c’est de savoir que pratiquement tous les chefs-lieux des territoires de la République, à l’image de Kole, vivent dans l’enclavement total.

                  D’où l’obligation morale qui incombe à l’ensemble de nos compatriotes de faire bloc contre les antivaleurs du passé pour participer à l’œuvre de construction d’un nouveau Congo amorcée par Félix Antoine Tshisekedi. Les Congolais d’aujourd’hui devraient se donner, comme pari principal, celui de ne pas léguer aux générations futures des débris d’un pays en moule, à l’image de ceux de l’Antonov 72. L’ambition collective doit être de faire oublier le triste passé de gouvernants ayant passé le plus clair de leur temps à s’enrichir par des moyens illicites, au préjudice du grand nombre.                   C’est pénible de voir tout un pays s’accrocher à la logistique de la Monusco, qui a dû délocaliser ses hélicoptères, pour aider à retrouver ce qui pouvait encore l’être après le crash du jeudi 10 octobre et recueillir les premiers éléments d’enquête en vue de la reconstitution des circonstances de cet accident aérien.      Kimp

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