En marge de la gestion calamiteuse de Kinshasa : Provinces, un audit général exigé !

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Une commission d’enquête est en instance d’être mise sur pied au niveau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, avec pour mission principale : l’audit de la gestion de la capitale pendant les 12 années du mandat élastique du gouverneur sortant, André Kimbuta. Les parlementaires provinciaux, auxquels seraient associés des inspecteurs des financiers, devraient notamment chercher à connaître les tenants et aboutissants du surendettement de la ville, de l’hypothèque de ses recettes et du siège de cet organe délibérant, du non paiement des arriérés des personnels administratifs et politiques à des échéances allant de 20 à 30 mois, etc.

            La situation financière catastrophique de Kinshasa n’a pu être étalée sur la place publique qu’à la faveur de changement de tête au niveau de son gouvernorat et de l’interpellation du ministre provincial des finances. A partir du « potopoto » financier enregistré dans la capitale ainsi que plusieurs provinces de la République, les observateurs pensent qu’à l’aube de l’entrée en fonction de nouveaux animateurs des exécutifs provinciaux, un audit général de ces entités politico-administratives s’impose. Cet état des lieux est nécessaire pour évaluer la hauteur des fonds publics détournés et punir, le cas échéant, les auteurs des fautes de gestion, mais surtout prévenir de nouveaux tripatouillages des finances publiques.

            Il est scandaleux de se trouver, 12 ans après les dernières élections des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces, en face d’entités de base financièrement asphyxiées, pendant que leurs anciens gestionnaires se prélassent dans le club fermé des millionnaires de la République. Laisser impunis des citoyens ayant confondu, tout au long de leurs mandats, les caisses publiques et leurs poches individuelles serait leur octroyer des primes d’encouragement de nature à susciter des émules.

            L’effort à fournir par les différentes missions d’audit serait de débusquer tous les « cadavres » qui logent dans les placards des 26 provinces de la République, d’identifier tous les réseaux maffieux ayant compromis leur décollage économique, de les contraindre de rendre compte, avant d’engager des poursuites judiciaires contre eux, avec pour finalité la récupération des fonds et biens détournés et, à défaut, la confiscation des biens mal acquis à hauteur des préjudices financiers causés à la collectivité nationale.

            Ces opérations « mains propres » sont capitales si l’on veut avoir, à la tête des provinces, des élus qui y viennent non pas pour se remplir les poches mais pour les booster dans la voie du développement. La devise – « le peuple d’abord » – devrait avoir un contenu réel à travers l’engagement de nouveaux gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces à les gérer au profit du grand nombre.Kimp

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