En marge de fin du Ramadan : les participants éclairés sur les préceptes de la communauté « Ahmadiyya »

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Des diplomates accrédités en RDC, des représentants de certains corps des métiers, et autres invités de marque ont pris part le dimanche 26 juillet 2015 à une réception organisée en leur honneur au jardin botanique de Kinshasa par la communauté musulmane  « Ahmadiyya ». C’était  dans le cadre de la fin du jeûn de Ramadan. Une  semaine auparavant, les fidèles d’Ahmadiyya  se sont retrouvés à Masina pour clôturer officiellement la fin du Ramadan.

La réception du jardin botanique  a commencé par la récitation de quelques extraits du Coran par le missionnaire d’Ahmadiyya pour la capitale, Farid Ahmed Bhatti et la lecture d’un poème.

Les préliminaires épuisés, Omer Kasembe, un dignitaire de ladite communauté,  a expliqué à leurs hôtes,  l’historique d’Ahmadiyya.  La communauté   sus évoquée  a été créée en 1889  par Hadrat Mirza Ghulam Ahmad le jour, à Qadian, un village du Penjab en Inde, a-t-il affirmé.  Prétendant être le réformateur de l’Islam et investi d’une mission, ici sur terre, Hadrat Mirza  expliqua qu’il n’allait pas agir de manière indépendante, mais se considérait  comme un disciple  du prophète Mahomet. Certains ancêtres d’Hadrat Mirza Ghulam étaient venus de la Perse (l’Iran) et se sont établis en Inde au 15 ème siècle. Le fondateur d’Ahmadiyya est né en 1835 à Qadian et a quitté la terre des hommes en 1908.  Reconnue plus tard comme une force religieuse toujours prête à défendre l’Islam, cette communauté allait se propager par des moyens pacifiques. Les  fidèles d’Ahmadiyya devraient user de persuasion et être persévérants pour amener d’autres croyants à les rejoindre.

            Présente aujourd’hui un peu partout dans le monde, notre communauté s’intéresse également aux problèmes sociaux  et  humanitaires, a précisé  Kasembe.

Il a dit plus loin qu’Ahmadiyya organise des conférences interreligieuses pour rapprocher les croyants de diverses religions.

            Dans son mot de clôture, Choudry Naeem Ahmad Bajwa, le représentant légal d’Ahmadiyya en RDC  a affirmé que l’Islam tire sa force de quelques préceptes. Notamment : la loyauté ou  le respect des engagements pris, l’amour de la patrie….

            Un musulman est appelé à bannir la duplicité, l’hypocrisie…, a-t-il précisé. Ahmadiyya respecte les lois du pays où elle est présente. Cet intervenant a fait allusion  à certains pays  ( Pakistan, Bangladesh, Indonésie…) où des fidèles d’Ahmadiyya sont persécutés. Que faire ? s’est-il écrié. Etant à priori non violents, la seule solution qui s’offre à ces fidèles est de s’exiler pour aller pratiquer librement leur religion.

            Une des causes des violences enregistrées ça et là résulte du problème de cohabitation entre les groupes ethniques majoritaires et ceux dits minoritaires. Les autorités politiques doivent avoir à l’idée qu’Ahmadiyya prône la paix et la justice. La paix, on l’établit si on est animé par l’esprit d’équité et de justice. Cela doit commencer dans nos foyers, nos quartiers,  au niveau professionnel et enfin, à l’échelle nationale. Commençons par éviter les conflits de voisinage, a indiqué cet intervenant.

            Edifié, un cadre de la division urbaine du ministère de l’Intérieur a dit que la paix est un état d’esprit. Et qu’il est intéressant qu’Ahmadiyya vulgarise les valeurs positives.

Invités, officiels et fidèles d’Ahmadiyya  se sont régalés ensuite  des mets préparés à leur intention.

 Jean- Pierre Nkutu

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