Electrification de la RDC : la CORAP pour la complémentarité entre Inga 3 et microcentrales

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« La CORAP salue la volonté du Chef de l’Etat d’améliorer l’accès des populations  congolaises à l’énergie pour passer de 8 à 30% d’ici la fin de sa mandature, en investissant notamment dans les microcentrales et les autres formes d’énergies renouvelables que sont le solaire, l’éolienne et la géothermie ».

C’est la position largement partagée au sein  de la Coalition des Organisations de la Société Civile pour le suivi des Réformes et de l’Action Publique (CORAP), le week-end dernier au Cenadep, dans un communiqué de presse envoyé à notre rédaction par Emmanuel Musuyu. Ce communiqué était élaboré dans  le cadre du monitoring régulier du secteur de l’électricité en République Démocratique du Congo.

            La Corap constate que depuis l’avènement du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI au pouvoir, il accorde une attention toute particulière au secteur de l’énergie. Les organisations de la société civile estiment que parallèlement à la réalisation du projet Inga 3, le gouvernement devrait financer l’implantation d’autres sources de production d’énergies à travers le pays, notamment solaires, éoliennes et géothermiques, dans le but d’électrifier l’ensemble du territoire national.

            S’agissant d’Inga 3, la CORAP constate que le gouvernement est déterminée à faire aboutir ce projet, sans tenir compte des avis de communautés locales et des organisations de la Société Civile. Par ailleurs, c’est à travers diverses plateformes d’information que la CORAP apprend des nouvelles sur l’évolution du projet Inga 3, en l’occurrence la tenue de la dernière réunion entre le gouvernement congolais et ses partenaires, dont la BAD, du 13 au 14 Janvier 2020. Au terme de cette réunion, il a été annoncé que le projet était remis à son état initial pour produire 4.800 mégawatts et que la procédure de recrutement du développeur devra être relancée.

            La CORAP s’interroge sur la gouvernance actuelle du projet, notamment sur l’instance qui engage le pays dans les négociations sur le projet Inga 3. « On voit tantôt le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, tantôt c’est le ministre d’Etat, ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité ou encore le Directeur Général de l’Agence pour le Développement et la Promotion du projet Inga (ADPI-RDC)», indique ledit communiqué.

            Face à cette situation, la Corap formule les recommandations suivantes au chef de l’Etat Congolais :

– publier une politique claire sur l’orientation du projet Inga 3 ;

– dissiper le flou sur l’instance habilitée à engager le projet Inga 3 dans le but d’améliorer le niveau de la transparence.

 Dorcas NSOMUE

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