Elections : l’Opposition exige un nouveau toilettage  du fichier électoral

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Corneille Nangaa, secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante que les confessions religieuses, sauf les Catholiques, proposent pour succéder à Apollinaire Malumalu. Photo CENI
Corneille Nangaa, secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante que les confessions religieuses, sauf les Catholiques, proposent pour succéder à Apollinaire Malumalu. Photo CENI

A la veille de la fermeture des Bureau de Réception et Traitement des
Candidatures, le président de la Commission Electorale Nationale
Indépendante, Corneille Nangaa, a invité les acteurs politiques de
l’opposition congolaise à échanger avec  lui autour de leurs
préoccupations et proposer des solutions    sur l’évolution du
processus électoral ainsi que les étapes restantes avant la tenue des
scrutins. Telle est la raison pour laquelle, Martin Fayulu, Delly
Sessanga, Vital Kamerhe et autres opposants étaient présents au siège
de la CENI, le samedi 7 juillet 2018.

Ayant discuté à huis clos, à la sortie de cette rencontre, Corneille
Nangaa a fait savoir à la presse qu’il était important d’échanger avec
les opposants. Cependant, les solutions proposées sont basées sur les
principes sacrés des lois congolaises. Pour la question du dépôt des
candidatures pour les législatives provinciales, a souligné que son
institution n’accordera aucune prolongation.  «Cependant, les partis
politiques qui seront présents dans les BRTC obtiendront des jetons et
ces jetons ont une validité de deux jours».
Poursuivant son intervention, Corneille Nangaa a indiqué qu’on peut
payer à la DGRAD au niveau central et scanner en copies au niveau des
BRTC en attendant l’envoi des originaux jusque le vendredi prochain.
Cette même procédure est valable  pour les mandataires des partis
politiques.

Fayulu : « 465.000 us pour aligner des candidats aux provinciales »

De son côté, Martin Fayulu a fait le calcul du montant à payer par un
parti politique ayant des députés provinciaux sur l’ensemble de la
république et estimé que l’on peut faire des bonnes élections que si
la CENI arrive à élaguer les fictifs et à mettre de côté la machine à
Voter. «Nous voulons avoir des élections transparentes, apaisées et
crédibles. Et, pour avoir des élections crédibles, nous avons besoin
d’un fichier fiable. Nous irons aux élections sans les fictifs, sans
la machine à voter.             Pour déposer les candidatures dans toutes les
circonscriptions, il faut 465 mille de dollars, sans tenir compte des
frais et documents officiels. Il faudrait un million de dollars pour
les deux scrutins, législatifs nationaux et provinciaux. Donc, c’est
un suffrage censitaire » a déclaré Martin Fayulu, sociétaire de la
plate-forme du Rassemblement/Limete.
Le président national de l’Ecidé, Martin Fayulu a, en outre souligné
que lui et certains Congolais voudraient que l’on aille en
«Transition», mais, une transition «Sans Kabila». Et, durant cette
période, que le pays soit géré par le Cardinal Laurent Monsengwo
Pasinya ou bien le docteur Mukwege.

Sessange : « On ne doit pas dépassé  le 23 décembre»

Parlant de la rencontre, Delly Sessanga a indiqué que la date du 23
décembre ne doit être dépassée. Il faudrait faciliter les choses, pour
permettre que le maximum des candidats puisse présenter leurs
candidatures. Avec le système de jetons, nous serons présent avec
notre plate-forme ‘’Ensemble’’. Interrogé sur la tenue des élections
avec ‘’la machine à voter’’, il a répondu que  le président Katumbi a
fait une déclaration claire.            Pour nous, ce sont les élections sans
la machine à voter. Nous sommes encore là, aujourd’hui. C’est le dépôt
des candidatures. Nous voulons aller aux élections sans la machine à
voter.  Sur les modalités, on n’a pas encore statué. Nous attendons
les listes provisoires avant de statuer au fond».

Dorcas NSOMUE

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