Elections 2011 : l’UE intransigeante !

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L’Union Européenne (UE) a confirmé, depuis vendredi 24 juin 2011, son appui financier à l’organisation du cycle électoral 2011-2013 en RD Congo, pour un montant 47,5 millions d’euros. La cérémonie de signature de la convention de financement s’est tenue au ministère des Finances en présence du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Adolphe Lumanu et le ministre des Finances, Matata Ponyo ; le président de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI), Daniel Ngoy Mulunda ; le chef de la délégation de l’UE, Richard Zink ainsi que de nombreux diplomates.

Attachée aux valeurs démocratiques se traduisant, entre autres, par le libre choix de chaque citoyen d’élire ses représentants au sein des institutions nationales et locales, l’UE a souligné qu’il importe que les élections législatives et présidentielle du 28 novembre prochain soient organisées de façon transparente et crédible. Ce, précise-t-elle, avec la participation de l’ensemble des électeurs, et dans le strict respect de la liberté d’expression, d’association et de rassemblement de chacun, partout, jusque dans les coins les plus reculés de la RDC. «Les candidats doivent bénéficier d’une liberté de mouvement et avoir accès aux médias publics», a clamé l’ambassadeur Zink.

Conditionnalités

Satisfaite d’avoir honoré ses engagements pour le cycle électoral de 2011-2013, l’UE a précisé que son apport ne s’arrête pas là car les Etats membres, à savoir le Royaume Uni, la Belgique, les Pays-Bas, la Suède, la France, l’Espagne et l’Italie contribuent également sur fond de coopération bilatérale. Somme toute, dans le contexte de son dernier appui au processus électoral, l’UE par la voix de son représentant en RDC, a conditionné le déboursement de différentes tranches du financement- ainsi que les versements des fonds par ses Etats membres, par la crédibilité du processus électoral dans tous ses aspects.
Concernant la demande faite par la CENI et les partis de l’opposition au sujet du déploiement d’une mission européenne d’observation électorale, comme en 2006, l’ambassadeur Zink a confirmé la présence dans notre pays d’une mission préparatoire. Celle-ci fera des recommandations à la Haute représentante de l’UE, Mme Ashton, en vue d’un déploiement ou non de ladite mission.

EUFOR : hypothèse écartée   

Ayant soutenu à bras-le-corps le processus de paix et de démocratisation de la RDC depuis les accords de Sun City, l’UE a noté les efforts du président de la CENI, le pasteur Ngoy Mulunda, qui a organisé plusieurs rencontres avec la classe politique afin de baliser la route des élections. Dans un autre registre, elle a aussi constaté l’engagement réel du gouvernement congolais pour la prise en charge de l’actuel cycle électoral. En clair, illustre-t-on, la contribution nationale est passée d’environ 10% en 2006 à 60% pour le cycle actuel.

Au sujet de la sécurisation des élections par un déploiement éventuel de la mission EUFOR comme cela avait été le cas en 2006, Richard Zink a clairement indiqué que cela n’est pas envisagé en 2011. « Toutefois, nous appuyons (ensemble avec la France et la mission Eupol) pour former et équiper la Police nationale congolaise en vue de la sécurisation des élections »a-t-il conclu, en soulignant l’importance du bon déroulement de ces élections.
Hôte du jour, le ministre des Finances, Matata Ponyo, a tenu à rassurer les partenaires du gouvernement de la RDC de sa volonté d’organiser les élections dans le délai constitutionnel, dans la mesure où l’Exécutif central aura décaissé  près de 180 millions USD  en fin juillet pour le succès du processus électoral.
Pour sa part, le ministre de l’Intérieur a indiqué que les élections étant une question de souveraineté nationale, on ne peut malheureusement pas les réussir seul. D’où, l’option de faire fonctionner le comité de partenariat qui associe tout le monde en amont afin de crédibiliser les résultats de prochaines joutes électorales. « …nous sommes en train d’œuvrer pour que tous les préalables financiers, techniques et humains soient réunis pour des élections libres, transparentes, crédibles et justes… », a-t-il lâché.

Tshieke Bukasa

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