Ecoles désactivées : l’heure des correctifs

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Le Professeur Tony Mwaba Kazadi ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) a tenu une réunion, le lundi 13 septembre 2021, avec la Commission d’examen de recours des écoles qui se disent victimes de la désactivation. Une opération montée par le ministère de l’EPST pour élaguer des listings de paie/SECOPE des écoles et enseignants fictifs qui, chaque mois – et selon l’Inspection Générale des Finances (IGF) – ponctionnaient un pactole évalué à 62 milliards de Francs congolais. Devant d’infinies difficultés que traversent ce sous-secteur de l’Education, cette découverte a choqué tout le monde. Et la désactivation s’est présentée comme la première étape d’une solution possible.

            En effet, la découverte des centaines d’écoles et d’enseignants fictifs, parmi les écoles publiques – c’est-à-dire, parmi les écoles non conventionnées, gérées directement par l’Etat, et parmi les écoles conventionnées appartenant aux Asbl, particulièrement aux confessions religieuses – qui fonctionnent avec les subsides de l’Etat, a révolté l’opinion publique. Particulièrement la colère parmi les enseignants et leurs syndicats, était à son comble. Eux qui se battaient chaque jour pour le paiement de plusieurs parmi eux qui étaient non-payés ou nouvelles unités (N.P ou N.U.), et cela pendant des nombreux mois. En outre, la gratuité de l’Enseignement de base avait difficile à décoller à cause de l’insuffisance des moyens matériels, financiers et humains. Alors, personne ne pouvait comprendre qu’il y ait des maffiosi qui aspirent chaque mois et gratuitement environs 62 milliards de Francs congolais.

Traiter les recours

au cas par cas

            La clameur de réprobation qui s’est élevée alors a exigé des mesures urgentes. Plusieurs missions de vérification et de contre vérification ont été lancée dans les réseaux d’enseignement et des nombreuses écoles ont donc été désactivées de la liste de paie/SECOPE. Comme l’un des critères pour détecter une école fictive était la non-détention d’un arrêté d’agrément ou de création, certaines anciennes écoles, datant parfois de l’époque coloniale qui continuaient à travailler sans arrêtés, ont subi le courroux des enquêteurs et ont été désactivées au grand dam de ses enseignants qui, ipso-facto, étaient aussi classés sous la rubrique des cas litigieux.

            Pour corriger toute duplicité et éviter un dérapage futur dans la désactivation des écoles, le Professeur Tony Mwaba a mis en place une commission d’examen des recours. En s’adressant à ses membres, le Professeur a d’abord apprécié à sa juste valeur la qualité du travail réalisé sur terrain à travers le rapport qui lui a été présenté. Tout en félicitant leur professionnalisme, il les a invités à examiner les recours introduits, au cas par cas.

            Pour rappel, l’Abbé Donatien Nshole avait demandé la surséance de la désactivation des écoles conventionnées catholiques en attendant un réexamen réparateur. En effet, le 14 avril 2021, dans une communication, il avait souligné qu’on lui avait annoncé la désactivation de 600 écoles conventionnées catholiques au motif qu’elles détiennent des faux arrêtés du Ministère de l’EPST. Il avait annoncé qu’une telle désactivation allait affecté plus de 6000 enseignants des écoles concernées.

SAKAZ

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