Echauffourées à l’UPN : le Comité de gestion suspendu !

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Hier des échauffourées ont été observées au niveau de l’Université Pédagogique Nationale. La situation est demeurée tendue durant tout l’après-midi. Des images diffusées sur la toile et les réseaux sociaux montrent des échauffourées des étudiants, tous sexes confondus, et d’autres non autrement identifiés à l’intérieur de l‘enceinte et aux différentes entrées de cette université.

On rapporte qu’au vu de cet imbroglio des mesures conservatoires ont été prises par le ministre de tutelle. Il a été décidé tout d’abord la suspension de l’actuel comité de gestion et des cours jusqu’à nouvel ordre sur toute l’étendue de l’université. Par voie de conséquence, un comité intérimaire sera mis en place incessamment à la tête de cette institution de l’enseignement universitaire. C’est ce qui ressort d’une déclaration faite à la presse par le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, M. Stève Mbikayi.

Selon des sources proches des milieux estudiantins, scientifiques, administratifs et autres, des échauffourées entre des étudiants et d’autres membres des entités scientifiques et administratives ont causé des dégâts matériels importants et des blessés graves, dont particulièrement un chargé des cours qui se trouverait dans un état alarmant auprès d’un centre hospitalier de la place.

En attendant et pour demeurer au milieu du village, une commission d’enquête a été mise sur pied pour examiner froidement les tenants et les aboutissants de ces incidents sanglants. Il est étonnant de constater que des éléments se réclamant attachés aux divers services tant administratifs que scientifiques se soient comportés comme des « voyous ». Essentiellement des jeunes gens exhibant une musculature attrayante car formés aux arts martiaux mais pourtant reconnus comme des étudiants dans les différentes facultés de l’Upn. Selon diverses sources proches de cette université, tout en évoluant comme étudiants, ces jeunes auraient été recrutés pour exercer des tâches de gardes du corps de certaines autorités académiques, dont particulièrement les membres du comité de gestion en place.

La Police sauve des vies humaines

On rapporte aussi que la situation s’est envenimée du fait de la présence sur les sites universitaires des individus reconnus comme des « kuluna » qui exhibaient des armes blanches, à savoir des machettes, couteaux et autres objets tranchants. Le pire a été évité, c’est l’arrivée soudaine des éléments de la Police nationale sur les lieux de ces affrontements qui a sauvé les bâtiments ainsi que d’autres biens meubles et surtout des vies humaines, notamment des jeunes élèves, tous sexes confondus, étudiants et passants. Des voix réclamant de l’essence pour mettre le feu ont été entendues, provenant des manifestants.

Au regard du bilan macabre déploré, la sagesse devrait pousser les autorités académiques et politiques d’approfondir les investigations pour permettre aux instances judiciaires de prendre des sanctions sévères et adéquates dans les meilleurs délais contre les fauteurs des troubles afin que de tels actes ne se reproduisent plus. Car il est plus facile d’attiser le feu chez le voisin mais c’est difficile et fort compliqué de l’éteindre et rétablir le calme.     F.M.

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