Ebola vaincu

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EBOLA 1L’année 2014  qui s’achève aura  été marquée  sur le plan sanitaire en République Démocratique du Congo  par la résurgence d’une septième épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola qui s’était déclarée dans la province de l’Equateur où l’épicentre a été  localisé  dans le secteur de Djera, une localité située non loin de Boende,  Chef-lieu  du district de la Tshuapa, à au moins mille kilomètres de  Kinshasa. 

            Selon le dernier  bilan établi par le ministère de la santé publique  le 4 octobre,  date d’enregistrement du dernier cas connu,    sur les 66  personnes  enregistrées,  l’épidémie a fait 49 victimes. C’est finalement le 14 Novembre que le gouvernement, sur  conseil de tous ses experts, ses partenaires et    après avoir fait observer toute la procédure épidémiologique en règle,  va  déclarer  la fin de  la maladie a virus Ebola.   

En effet, les premiers  signaux  d’alarme, sous forme d’une rumeur persistante, ont  commencé à circuler   à  Kinshasa dans les milieux   des autochtones ou des ressortissants de ce coin enclavé dès le début du mois d’août. Cette nouvelle qui donnait de la sueur froide faisait état de la mort mystérieuse de plusieurs personnes, dont celui d’un médecin et deux infirmiers, morts après avoir opéré une femme malade.

En attendant que cette information  inquiétante ne soit confirmée par des sources médicales  autorisées, par des autorités sanitaires ou par l’Organisation mondiale de la santé à cause de la gravité de la situation, tout était flou.

Ensuite,   ce qui n’était encore qu’une rumeur  finira par être relayée  dans les médias dans la soirée  du 20 août 2014,  sous réserve, laissant  ainsi aux autorités sanitaires  la possibilité de confirmer ou d’infirmer cette nouvelle inquiétante. Car, au même moment, ce que redoutaient les Congolais était la  crainte de voir débarqué  en République démocratique du Congo   la fièvre  à virus  Ebola qui battait déjà  son plein   en Afrique de l’Ouest.  Notamment,  en Guinée Conakry, Libéria et Sierra-Léone,  où de nombreuses populations avaient péri de suite  de    ce virus très contagieux  et dont la maladie  se transmettait de personne à personne à travers toutes les secrétions.

 

Réaction immédiate du gouvernement

 

Aussitôt  l’information rendue publique par les médias locaux et périphériques,  dont le journal Le Phare, Félix KabangeNumbi, ministre de la Santé,  a été dépêché   sur place dès le 21 août  sur instruction du gouvernement, avec une équipe d’experts,   dont le professeur Muyembe de l’Institut national de recherche biomédicale, mondialement connue  dans ce secteur  pour se rendre compte de la situation qui prévalait dans ce coin du pays. Cela, afin de rassurer à la fois  l’opinion internationale qui vivait sous la psychose de la propagation de ce virus sur l’ensemble du continent mais aussi pour sécuriser la population sur  le vrai danger que représentait la fièvre hémorragique à virus Ebola.

Il va alors s’ensuivre une mobilisation tous azimuts afin de circonscrire et de cantonner  cette maladie à Boende afin d’éviter sa propagation. Le gouvernement se trouvait devant une équation à double inconnues. D’un coté, trouver des voies et moyens pour lutter efficacement  contre l’épidémie  qui venait de se déclarer à Djera   et de l’autre côté, lutter  contre  l’importation d’un cas de virus Ebola de l’Afrique de l’Ouest. Signalons que, s’agissant spécialement du second volet,  dans la foulée de cette épidémie qui a hyppothéqué l’organisation de la coupe d’Afrique des nations au Maroc, le gouvernement avait pris de mesures conservatoires en dotant les quatre vingt-huit  postes-frontières de thermomètres à laser afin de détecter toute anomalie sur les voyageurs à l’entrée  ou à la sortie des frontières de la République Démocratique du Congo .

Parallèlement à cette mesure, sur le plan  interne, une campagne de sensibilisation  a été lancée en direction de la population  afin de l’éduquer sur les moyens adéquats pour éviter de contracter et de propager  la maladie  à virus Ebola.  Il a fallu attendre  le 24 août pour que le gouvernement et l’Oms confirment après les examens de laboratoires effectué à Kinshasa et en Europe pour attester  de     la présence de cette souche d’Ebola  mais qui heureusement  était différente de la souche qui sévissait en Afrique de l’Ouest.

 

Mobilisation internationale

 

Ainsi,  une fois  la nouvelle  confirmée, le gouvernement et ses partenaires vont se mobiliser afin d’organiser une riposte à la hauteur du danger. Parmi les mesures adoptées pour mener une lutte efficace, il y a eu  la mise en place d’un comité national de coordination de la lutte basé à Kinshasa  sous la houlette du ministre de la Santé ;  un comité provincial de coordination basé à Mbandaka sous la supervision du Vice-gouverneur dans le  Chef-lieu de la province de l’Equateur ;  le comité international de coordination technique et scientifique  qui réunissait les acteurs de terrain nationaux et internationaux et enfin, un comité   local installé à Boende.

Parmi les activités entreprises  par le gouvernement et ses partenaires pour endiguer cette épidémie et éviter sa propagation à  grande échelle, signalons la mise en quarantaine du secteur de Djera ;  la mise en place d’un Centre de traitement Ebola à Lokolia, Boende et Mbandaka ; l’installation d’un laboratoire mobile  à Lokolia pour le diagnostic à temps réel ; le renforcement des capacités de  tous les prestataires locaux sur les moyens de détection de cette maladie, etc.

VAN

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