Double coup fourré du FCC contre Bahati

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Adèle Kayinda Mahina, présidente du Groupe parlementaire AFDC-A (Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés) a communiqué, hier mercredi 18 décembre 2019, aux députés nationaux, sénateurs, présidents des partis et personnalités de cette famille politique, le coup fourré opéré contre celle-ci par le FCC, en dédoublant purement et simplement leur groupe parlementaire. Selon l’oratrice, le rapport présenté le dimanche 15 à la plénière par la Commission Politique, Administrative et Juridique ne repose sur aucun soubassement.

N’ayant reçu aucune pièce de la part de la dissidence, la PAJ a superbement ignorées celles lui déposées par l’ailer légale de l’AFDC-A en date du 20 novembre 2019, notamment le Journal Officiel qui mentionne le nom de l’unique personne habilitée à engager ce regroupement politique, la lettre du 22 juillet 2019 du ministère de l’Intérieur et Sécurité ayant tranché en faveur de Modeste Bahati Lukwebo, les actes d’engagement signés par  chacun des députés nationaux AFDC-A. Il y avait également le compte rendu de la fameuse réunion stratégique du 14 juillet 2019 mettant au grand jour les manœuvres de débauchage des députés nationaux AFDC-A.

         Adèle Kayinda a constaté, au finish, la violation flagrante des lois de la République par la PAJ qui n’a su ni démontrer l’existence d’une jurisprudence dans le cas AFDC-A, ni apporter la preuve de l’auto-exclusion de Modeste Bahati de ce regroupement politique, car celui-ci, élu lors du Congrès du 12 décembre 2015, n’a pas encore fini son mandat.

La présidente du Groupe Parlementaire AFDC-A a par ailleurs porté à la connaissance des élus, des cadres et militants de la base qu’en plus d’être politiquement traqué, Modeste Bahati l’est également au niveau de ses affaires. Coïncidence bizarre : après la malheureuse option de la Commission Politique, Administrative et Juridique de l’Assemblée Nationale ayant consacré le dédoublement de l’AFDC-A au niveau de cette institution, l’hôtel de Modeste Bahati était scellé, le lundi 16 décembre 2019, au motif que son propriétaire serait redevable d’un montant d’un million de dollars américains à l’administration fiscale.

         Selon des documents auxquels a eu accès Le Phare, l’établissement hôtelier susvisé était couvert par un certificat d’exonération lui délivré en 2015, avec l’autorisation de l’ANAPI (Agence Nationale pour la Promotion des Investissements) et de l’administration provinciale du Nord-Kivu.

         La question que d’aucuns se posent est de savoir pourquoi l’administration fiscale a attendu trois ans et plus précisément le dédoublement de l’AFDC-A à l’Assemblée Nationale  pour réclamer ses taxes à l’hôtel de Bahati.

         Cadres et militants de ce regroupement politique pensent que face à la stratégie d’anéantissement politique et financier de leur « Autorité morale », l’unique instance qui reste pour rétablir la vérité est la justice. A cet effet, une suite est instamment attendue à la lettre du Secrétaire général du ministère de l’Intérieur, à qui une réquisition ad hoc avait été adressée, car le précité confirme n’avoir enregistré et accordé l’agrément qu’à un seul AFDC-A, celui de Modeste Bahati.Kimp

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