Dolly Makambo : un antécédent fâcheux

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Les Kinois, et particulièrement ceux qui habitent dans le périmètre du siège de la Radio et Télévision Nationale Congolaise (RTNC) ,dans la commune de Lingwala, ont été plongés hier mercredi 30 octobre en fin de la matinée dans l’émoi total. Cause : l’Administrateur général du Centre de santé de référence Vijana a été tué à bout portant par un élément de la garde rapprochée du ministre provincial en charge de l’Intérieur et Sécurité Doly Makambo.

Ce qui a le plus choqué et révolté la population est la mort de l’Administrateur du centre de santé fauché sur le champ par des balles tirées par un policier de garde de celui à qui revient la mission de sécuriser les Kinois et leurs biens, à savoir le ministre provincial de l’Intérieur et Sécurité.

            Comment cela pouvait-il arriver dans une institution sanitaire où aucune scène de violence n’a été signalée ? Comment expliquer que des éléments commis à la garde d’un officiel puissent agir ainsi. Et pourquoi tirer à bout portant sur un responsable d’une unité de santé et de surcroit civil qui ne présentait aucun danger pour l’autorité ?

            En attendant d’avoir des réponses à ces interrogations, on se retrouve face à l’irréparable : la mort injustifiée que les gardes du ministre ont donnée gratuitement au responsable du centre Vijana.

Doly Makambo : un récidiviste !

            Si nombre de Kinois s’interrogent sur les circonstances ayant conduit à ce drame, ceux qui connaissent la personne de l’actuel ministre provincial de l’Intérieur et Sécurité de Kinshasa lient cela à sa nature. L’homme n’est pas à son premier forfait, rappelle-t-on.

            Quand il fut bourgmestre de la commune de Gombe, fonction qu’il a fraichement quittée pour devenir ministre provincial à l’issue des élections générales de décembre 2018, Doly Makambo s’était livré à des actions de destruction méchante qu’une autorité ne pouvait commettre. Dans la foulée, on rappelle la violation du Centre Interdiocesain à Kinshasa pour démonter des banderoles montées sur l’immeuble abritant le Centre interdiocésain sur lesquelles l’Eglise catholique affirmait ouvertement son opposition au troisième mandat auquel Joseph Kabila était tenté de postuler, alors qu’il avait déjà épuisé ses deux mandats constitutionnels.

            Doly Makambo s’était amené tôt le matin avec des policier pour descendre toutes ces affiches de l’église, tout en sachant qu’il violait expressément le lieu parce qu’il s’agit d’une représentation diplomatique du Vatican. L’église avait dénoncé le fait et invité les autorités à appliquer la loi. Malheureusement rien n’avait été fait !

            Au regard de son comportement notamment son passé plein de gaffes, d’aucuns doutent que le policier qui a tué ait agi de son propre chef.

            Les autorités judiciaires sont invitées à faire leur travail comme il faut afin de lier la parole à l’acte en ce qui concerne l’indépendance de la justice, et garantir par le fait la population du principe selon lequel « nul n’est au-dessus de la loi ».

Dom

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