Disparition de Diomi : la MPP demande à Paris de faire pression sur Kinshasa

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Les membres de la « Majorité Présidentielle Populaire » sont convaincus que l’enlèvement de leur porte-parole fait suite à la lettre qu’Eugène Diomi avait adressée officiellement au président français, François Hollande,  lui demandant de ne pas assister au XIVème Sommet de la Francophonie prévu au mois d’octobre prochain à Kinshasa, pour absence de démocratie et de respect des droits de l’homme.

 Ils l’ont fait savoir hier jeudi 9 août à l’Hôtel Cana, lors d’un point de presse animé  par leur modérateur, Docteur Ezulua. Celui-ci a réitéré la même demande à l’intention du nouveau locataire de l’Elysée, suite à la détention de son porte-parole, Eugène Diomi Ndongala, dans un lieu secret des services de sécurité, en violation flagrante des droits de l’homme et des libertés individuelles, gage de toute démocratie.

 Ezulua a appelé l’Hexagone à faire pression sur le pouvoir en place à Kinshasa afin de faire libérer cet acteur politique de l’opposition, d’autant plus que  le président François Hollande avait posé comme préalable pour prendre part à la fête de la Francophonie dans la capitale congolaise  au mois d’octobre, le respect des droits de l’homme bafoués par le pouvoir en place avec les arrestations arbitraires et  répétitives des opposants.
Il a indiqué que ce type de méthode vise l’instauration du système de pensée unique que l’ensemble du peuple avait rejeté le 24  avril 1990, avec le vent de la pérestroïka qui avait secoué l’Afrique, après la chute du mur de Berlin et la dislocation de l’U.R.S.S


La MPP a réaffirmé que la cabale orchestrée contre son président concernant le prétendu viol de deux mineurs avait pour objectif  d’empêcher les autres partis politiques  et regroupements de l’Opposition d’adhérer à la charte de cette plate-forme, laquelle s’est assignée pour objectif de faire éclater la vérité des urnes étouffée par la CENI.
 Les compagnons politiques de Diomi ont confirmé la détention de leur porte -parole dans un lieu secret des services de sécurité, tel que décrit par l’activiste des droits de l’homme Kampiamba, où il subit des tortures,  selon eux, avant son transfert incessant à Lubumbashi.


ERIC WEMBA  

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