Diongo décidé à crever l’abcès

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Franck Diongo, un des anciens prisonniers politiques dits « emblématiques » sous l’ancien régime, député honoraire et président du MLP (Mouvement Lumumbiste Progressiste), ne décolère pas depuis le constat troublant de l’élévation cavalière de Minembwe en commune rurale.

            Il est d’autant choqué que l’installation officielle de son premier bourgmestre, le 28 septembre dernier, a été validée par des membres du gouvernement qui n’en avaient pas qualité, à savoir le ministre d’Etat à la Décentralisation et Réformes Institutionnelles, ainsi que son collègue de la Défense Nationale et Anciens Combattants.

Très fâché, il est décidé à porter l’affaire au niveau du Conseil d’Etat.

            A cet effet, il a ciblé trois prévenus : l’ancien Premier ministre Bruno Tshibala, de même que l’ancien vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Henri Mova Sakanyi, et l’ancien et inamovible ministre de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles, Azarias Ruberwa.

            Franck Diongo accuse les trois anciens membres du gouvernement d’être auteurs et co-auteurs d’actes politiques juridiques (un Décret et des Arrêtés interministériels) pris en violation flagrante de la Constitution et des délibérations du Conseil des ministres.

            Signalons que parallèlement à l’action judiciaire initiée par cet ancien élu du peuple pour la ville de Kinshasa (législature 2006-2011), il y a l’interpellation articulée par le député national Muhindo Nzangi, au niveau de l’Assemblée Nationale, contre Azarias Ruberwa, ministre des Relations Institutionnelles, suite à son implication dans l’installation illégale du bourgmestre de Minembwe. Il n’est pas exclu que l’audition de ce membre du gouvernement à l’hémicycle du Palais du Peuple n’entraine celles de toutes les personnalités liées, de loin ou de près, au dossier.                                   Kimp

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