Dialogue National : Mushi Bonane,  OPR veut un « témoin international » et non un « médiateur »

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En prévision de la tenue du « Dialogue National », la classe politique congolaise est déjà dans la fièvre des préparatifs, à l’instar de la société civile, de la Majorité présidentielle et de l’Opposition politique. Face aux enjeux politiques de l’heure et des questions qui seront débattues lors de ces assises, la plate-forme politique  OPR  (Opposition Politique et Républicaine) a organisé une conférence de presse, le samedi 28 novembre 2015 dans la grande salle des réunions du Centre de Rééducation pour Handicapés physiques.

Animée par  le président  et porte – parole de ce regroupement, le professeur Sylvanus Mushi Bonane, l’orateur du jour a,  dans sa déclaration,  souligné que le « Dialogue national » est très nécessaire et important pour le peuple congolais. Toutefois, il faut faire appel à un « témoin  international » et non un «médiateur  international», parce que cette plate-forme estime  que  les Congolais sont assez  grands et responsables pour assumer leurs responsabilités et résoudre les problèmes qui sont les leurs.

L’orateur a signifié à l’assistance que l’OPR souhaite que ces assises soient une occasion devant permettre aux Congolais de sauver leur jeune démocratie, qu’elle ne soit pas une rencontre vaine, où l’on vient pour se partager le pouvoir en oubliant les problèmes réels du «souverain primaire », qui connait de sérieux problèmes et d’énormes difficultés.

  Il a déploré le fait que le dialogue politique annoncé qui devrait revêtir un caractère urgent, afin d’éviter le retard sur le processus électoral, l’OPR a constaté la persistance d’un double langage dans le chef de certains leaders politiques du pouvoir comme de l’opposition. L’OPR voudrait que «ces assises soient une voie de sortie de la crise. Elles offrent au peuple congolais l’opportunité de tirer sa meilleure partie du contenu de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République Démocratique du Congo et la Région, signé à Addis-Abeba en date du 04 février 2013».

Position de l’OPR pour sauver la démocratie

Après une analyse minutieuse de la question, l’OPR est prête et veut la tenue effective et immédiate du dialogue politique entre Congolais. Elle dit sa disponibilité pour sa participation et sa contribution à ce dialogue politique dont l’ordre du jour ne peut être arrêté que par consensus à l’ouverture des travaux. Elle note avec satisfaction l’implication des forces politiques significatives pour la tenue effective dudit dialogue. Elle demande à la classe politique et aux forces vives de s’assumer et faire traverser le peuple congolais à bord d’un bateau démocratique sans vagues ni énième bain de sang. Elle demande à la classe politique congolaise de saisir l’occasion qu’offre ce dialogue pour réaffirmer sa maturité et sa sagesse en se montrant capable de trouver et de concrétiser des solutions aux problèmes congolais sans recourir au parrainage ou à une médiation  international avant même qu’il n’y ait mésentente. Et, si cela est un exercice impossible actuellement, l’OPR suggère l’appel à un témoin international susceptible de se muer en médiateur si le besoin venait de se faire sentir au cours des travaux.

Quant au processus, elle exige que le dialogue, la Commission Electorale Nationale Indépendante entendue, puisse procéder à la publication d’un calendrier électoral respectueux des délais constitutionnels et prévoyant le déroulement combiné des élections des députés provinciaux , des députés nationaux et du président de la République, précédé bien entendu du recensement de nouveaux majeurs. L’OPR suggère qu’au cours de ce dialogue soit fait un diagnostic sans complaisance de la situation sociopolitique et économique du pays et que soient tirées toutes les conséquences pour de meilleures réformes tant structurelles qu’institutionnelles.   Dorcas NSOMUE

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