Dialogue : Lumeya propose un tandem Kodjo-Sant Egidio

0
111

Après la tempête provoquée par l’arrêt rendu en date du 11 mai 2016 par la Cour Constitutionnelle, la solution devient politique ». C’est l’avis de Me Lumeya, député de l’opposition et membre de la Dynamique. L’élu de Kikwit estime que la haute cour n’a pas donné satisfaction aux attentes des députés de la Majorité, qui tiennent contre vents et marées,  à obtenir la prolongation du mandat de leur autorité morale à la Magistrature suprême au-delà du délai constitutionnel.

Selon Lumeya, le dialogue reste l’unique alternative pour sortir de la crise politique actuelle qui menace la survie de la nation. En lieu et place d’un panel de quatre organisations internationales pour accompagner l’actuel facilitateur du dialogue en République Démocratique du Congo, cet acteur politique suggère plutôt un tandem
Kodjo – Sant Egidio pour conduire à bon port ce forum. A cette co-médiation, on pourrait associer l’Organisation Œcuménique Mondiale.

Il motive sa proposition par le fait que Sant Egidio est une organisation religieuse qui a déjà montré ses preuves dans la résolution des conflits à travers le monde, comme récemment en Centrafrique, dans la guerre fratricide  entre chrétiens et musulmans.

Me Lumeya pense que « ces deux organisations religieuses chrétiennes internationales peuvent faciliter le rapprochement entre les acteurs de l’Opposition et de la Majorité qui se reconnaissent croyants. Le droit ayant montré ses limites, les politiques doivent prendre leur responsabilité pour sauver le navire Congo, qui est en train de tanguer », soutient ce sociétaire de la Dynamique, avant d’insister « sur l’agenda de ce dialogue qui doit être clair, avec un ordre du jour exclusivement politique, pour éviter toute suspicion ».

« Le dialogue étant l’arme des puissants et des sages »  dixit
Mandela, Lumeya fait remarquer que dans le contexte politique de la
République, aucun acteur politique responsable ne peut dire non au
dialogue. Seulement les termes des références doivent être bien finis
pour ne pas donner lieu à  un dialogue fourre-tout.
Si toutes les équivoques qui provoquent la méfiance des uns et des
autres  sont levées, ce dialogue de la dernière chance voulu inclusif
ser un grand succès.
ERIC WEMBA

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •