Deux agences de transfert de fonds attaquées : quatre malfaiteurs mis hors d’état de nuire

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Vendredi dernier, sous le signe de la terreur, de nombreux Kinois et Kinoises Kinois ne savaient pas où donner de la tête. Des coups de feu nourris ont crépité entre 9 et 13 heures à Ngiri-Ngiri et Limete, créant la panique et perturbant la circulation sur de nombreuses artères.

Ce safari criminel a débuté le jeudi 9 août au quartier Bon Marché,
commune de Barumbu, où cinq malfaiteurs ont arraché une voiture de
marque Toyota I.S.T. immatriculée CGO  9906 AV 01 de couleur noire.
Cet engin appartient à Mehdi Zaarour, sujet libanais, habitant sur
avenue Urbanisme n° 4743 au quartier Bon Marché. Le même jour, les
bandits ont passé la nuit à un deuil à Ngiri-Ngiri pour suivre le
briefing des attaques de vendredi.

Vers 9 heures, la Toyota I.S.T. noire s’immobilise devant une agence
de transfert des fonds dénommée Agence Lambert de Paris située sur
avenue Kasa-Vubu n°109, à Ngiri-Ngiri. Première fusillade : les
occupants de la voiture ont tiré en l’air pour signaler leur présence
et intimider les travailleurs. Ici, ils ont emporté une importante
somme d’argent.
Après ce coup, la voiture Toyota IST de couleur noire, a pris une
autre direction. Et elle sera de nouveau garée devant l’Agence New
Congo Services. Même modus operandi. Coups de feu :  agents et clients
sont en débandade. Les caissiers terrorisés par des armes à feu, ont
été contraints de céder les fonds dont le montant total en monnaies
locales et en devises n’a pas été signalé. De nouveau, coups de feu
pour saluer le succès de ce braquage perpétré en plein jour.
Malheureusement pour ces bandits, des éléments de la police embarqués
dans une jeep de passage sur l’avenue Kasa-Vubu, avaient appris des
motocyclistes «  Wewa », le récit de cette attaque. C’est la
course-poursuite.
La Toyota I.S.T. noire filant à vive allure pour semer les
motocyclistes et la jeep, va emprunter le boulevard Sendwe avant de se
diriger vers le boulevard Lumumba. Au cours de cette chasse à l’homme,
les bandits ne cessaient de tirer, mais personne n’entendait
abandonner la traque, en dépit des risques d’accrochage.
Soudain, un accident. Trois véhicules sont percutés. La Toyota noire
poursuivait sa course folle. Vers la 16 ème rue, une jeep des éléments
de la GR a barré la route aux bandits qui ont abandonné leur engin,
estimant qu’à pieds, ils pouvaient se dissimuler dans la foule. Erreur
! Atteint par une balle des policiers à l’avant-bras gauche, l’un des
bandits a été arrêté. Il s’agit de Mukendi Kabengele Osbile, un
policier de la Légion nationale d’intervention, et chef de bande. Son
comparse essoufflé après une course à pieds, a été copieusement battu
par les badauds. Il répond à l’identification suivante. Caporal Akonga
Akonga Boniface est un soldat qui est domicilié dans le bidonville de
Kingabwa dénommé «  Monde à Part ». Son compagnon d’armes le soldat de
2 ème classe Nyembo Abdalah, réside sur rue Kimvula n°24, quartier Don
Bosco, commune de Mont Ngafula. Un motocycliste, complice de cette
bande, a été appréhendé, alors qu’il était descendu sur la 16 ème rue
Limete pour tenter de transporter les bandits en cavale. Il s’appelle
Vovi Kadiata Noël, et habite sur rue Kimbangulu n°37, quartier
Mombele, commune de Limete.
Le même jour, le Commissariat provincial de la police a reçu trois
plaintes. La première émanait de la caissière de New Congo Services,
Ruth Tshibuabua Kabangu, demeurant sur avenue Titule n°7, quartier
Mozindo, commune de Barumbu, à qui les braqueurs ont arraché une somme
importante. La seconde plainte a été établie par Felly Mulendi,
domicilié sur avenue Yassa n°5, quartier Kingabwa, victime d’une balle
perdue qui l’a atteint à la jambe gauche. Mbongeli Mohamed Noël,
habitant sur rue Busu-Melo n°32, quartier Matonge, est la victime de
l’accident de circulation causée par les braqueurs.
Aux dernières nouvelles, nous avons appris qu’un commissaire de police
s’appelant Kalifa, actuellement en cavale, ferait partie de cette
bande des malfaiteurs. Les enquêtes se poursuivent pour aboutir à son
arrestation.
J.R.T.

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