Détournements de fonds publics :Human Rights Watch plaide pour le respect des droits des accusés

0
98

L’ONG internationale des droits de l’homme « Human Rights Watchs» en RDC, insiste sur l’impartialité et l’indépendance de la justice dans le traitement des dossiers relatifs au détournement de fonds alloués aux travaux de 100 jours décrétés par le Président de la République,  Felix Tshisekedi , en RDC.

Selon HRW RD Congo, le détournement de fonds publics devrait être puni et les responsables devraient être tenus de rendre des comptes. Mais il est important, selon elle,  que la justice agisse en toute indépendance , que les droits des accusés soient respectés et que tous puissent bénéficier de procès équitables et crédibles.

            «Les arrestations de Vital Kamerhe, Directeur de cabinet du président Tshisekedi, de Fulgence Lobota, directeur du Fonds national d’entretien routier (FONER) et de l’homme d’affaires Modeste Makabuza suite aux allégations de détournement de fonds publics pourraient constituer des étapes importantes dans la lutte contre la corruption.

            Les autres personnes accusées de corruption à grande échelle devraient également faire l’objet d’enquêtes et de poursuites – indépendamment de leur affiliation et de leur loyauté politiques» affirme  cette ONG internationale sur sa page Facebook.

            Il sied de noter que Human Rights Watch. … Human Rights Watch (HRW) est une ONG qui se donne pour mission de défendre les droits de l’homme et le respect de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

            Rappelons également que depuis le début du mois d’avril 2020,  les arrestations pleuvent dans la capitale congolaise. Plusieurs personnes dont des hauts-cadres du pays, sont soupçonnées par la justice congolaise de malversations dans le cadre de la gestion du « programme des 100 jours » du chef de l’Etat congolais, évalué à 497 millions de dollars.

            C’est finalement le 8 février 2020  qu’une instruction judiciaire était ouverte pour enquêter sur l’exécution des travaux publics inscrits dans ce programme d’urgence. Plusieurs chefs d’entreprises de construction comme Office de routes, Safricas et Samibo ont déjà été interpellés et écroués. Le Directeur de cabinet du chef de l’État,  Vital Kamerhe, qui faisait office d’ordonnateur des dépenses sur le programme des 100 jours du chef de l’Etat pendant les premiers mois de mise en œuvre, avant la mise en place du gouvernement de coalition, est également détenu provisoirement à la Prison Centrale de Makala. Dans ce dossier,  la justice soupçonne par exemple l’existence d’un système de « rétro-commissions » dans la passation des marchés.P.D

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •