Destruction des centres hospitaliers anti-Ebola : menace de propagation de la haine contre les tribus du Nord-Est

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Avec le recul du temps, des indiscrétions commencent à se manifester au sujet des destructions méchantes ou délibérées des lieux de stockage des produits anti-Ebola ainsi que des centres hospitaliers pour soigner les malades victimes de ce virus. D’aucuns en arrivent à se demander le rôle alloué aux agents de sécurité civile et militaire en opération dans le Nord-Est du pays où le virus est en train de massacrer à petit feu des populations civiles et non armées.

            Certes, la mission principale leur assignée par la constitution et leur rappelée régulièrement par l’autorité administrative et politique consiste à protéger les personnes et leurs biens. Néanmoins, on ne cessera jamais de dénoncer le silence face aux centaines des morts victimes de ce virus. Car c’est très rare de trouver parmi les victimes comptabilisées des hommes en tenues et en armes. Comme si ce virus ne viserait que des populations civiles et non armées.  

            La République Démocratique du Congo n’est pas la première victime de ce mal. Il faut remonter aux années 1977-79 pour vivre les premiers ravages de cette épidémie connue alors sous le vocable de la fièvre de Marburg ou Yambuku du nom du village situé dans la province de l’Ex-Equateur. Marburg étant le nom d’une localité située en Allemagne, où ce virus avait sévi pour la toute première fois au monde.

            Après, le même virus avait fait des ravages, vers 1995, dans la province de Bandundu et les malades se faisaient soigner à l’hôpital général de référence de Kikwit, sous la direction du professeur Jacques Muyembe, actuellement directeur général de l’Institut National de Recherches Biomédicales ou INRB situé sur l’avenue des Huileries à Gombe. La troisième fois, il y a deux ans, ce fut le tour de la Province de l’Ex-Equateur vers les localités de Bikoro et ses environs. On avait enregistré de nombreuses victimes parmi les populations locales. Heureusement, comme les lieux où avait sévi ce virus se trouvaient dans des îles isolées, l’on n’a enregistré que peu des victimes. Cela, grâce à la maitrise avérée des médecins et autres agents sanitaires congolais. D’ailleurs, suite aux résultats satisfaisants reconnus de par le monde attribués aux médecins et agents sanitaires congolais, c’est vers eux que l’Organisation Mondiale de la Santé a recouru pour intervenir en Guinée-Conakry, au Liberia et en Sierre Léone où ce virus causait de nombreuses victimes parmi les populations civiles non armées.

Qui sont derrière cette

propagation du virus ?

            Certes, c’est la quatrième fois que ce virus cause des ravages à travers des localités du territoire national. Cependant, partout ailleurs, l’on n’a jamais enregistré des destructions délibérées des sites réservés au stockage des produits pharmaceutiques et des centres des soins pour la lutte contre ce virus.

            Or, dans les territoires de Beni et ses environs, l’on remarque que ces sites de stockage et ces centres de santé pour soigner les victimes de ce virus sont régulièrement détruits par des groupes ou individus non identifiés mais que le commun des mortels assimile aux rebelles apparentés aux groupes armés irréguliers de l’ADF-Nalu provenant de l’Ouganda voisin. De même, des voix commencent à s’élever pour incriminer certains leaders sociopolitiques originaires des territoires de Beni et environs. Du fait que les éléments opérant dans ces lieux maitrisent très bien les coins et recoins de cette partie du territoire national.

            Ce faisant, que cherchent-ils, dès lors que les premières conséquences se traduiront par la propagation de ce virus à travers toute la République en commençant par les provinces du Nord-Est du pays. A ce rythme, l’on court le risque de vivre un embrasement généralisé qui va dépasser les effets destructeurs de cinq guerres d’invasion, sous divers prétextes ayant sévi depuis l’avènement de l’AFDL en 1997. En termes des destructions méchantes, pillages, déplacements répétitifs des populations civiles non armées, viols et autres crimes contre l’humanité. Et comme ces destructions des sites réservés au stockage des produits pharmaceutiques et centres des soins auront démarré dans les territoires habités par des ressortissants appartenant aux Nandé et assimilés, qui cherche à répandre la propagation de la haine contre ces tribus ? Par ces temps où les congolais aspirent à la paix, la sécurité des personnes et leurs biens. A la suite de l’allégresse et la joie d’inaugurer la passation pacifique et civilisé du pourvoir depuis la 30 décembre de l’année dernière.

F.M.       

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