Des marginaux tuent un cambiste à coups de couteaux et des tessons de bouteilles

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Des pleurs entremêlés des cris de détresse : dans la nuit du dimanche 9 août 2015, un coin paisible du quartier Joli Parc, commune de Ngaliema, s’est transformé en l’espace de quelques minutes, en un lieu d’horreur. Troublés dans leur sommeil, les habitants se lèvent et se mettent à s’interroger sur ce qui a pu bien se passer dans leur voisinage. Sur avenue Mampenza n°3 bis, siège des Ets Shop Ekim Congo, une maison de change,  de vente des cartes prépayées et de transfert des fonds par téléphone cellulaire, d’où s’échappent ces pleurs, les voisins de la parcelle d’Evariste Kimbulu, s’effondrent autour d’une dépouille mortelle.

Le défunt n’est autre que le jeune opérateur économique qui venait d’être visité par une bande des marginaux armés des gourdins, barres de fer et des tessons de bouteilles. On laisse entendre qu’ils avaient pour seule mission : arracher les économies du jeune commerçant, les recettes de sa boutique et emporter quelques téléphones et des cartes prépayées. Face à cette meute de mauvais garnements, Evariste Kimbulu a cru bon leur résister dans l’espoir que des voisins de la parcelle et de la rue, finiraient par se réveiller et lui apporter du renfort. C’était, croit-on, une mauvaise idée. Car, dans leur hâte d’en finir avec leur victime, ils se sont rués sur lui, en lui assénant sans pitié, mais avec une rage diabolique, des coups de couteaux et des tessons de bouteilles.

Au bout d’un combat inégal, Evariste Kimbulu grièvement blessé sur tout le corps, saignait abondamment. Et avant que viennent à son secours des  voisins courageux, il était mort, emporté par la forte hémorragie. Les malfrats en avaient alors profité pendant quelques minutes, à faire main basse, de tout ce qu’ils ont trouvé dans la boutique. Ils ont laissé le corps baignant dans son sang, inanimé.

Une certaine source indique que la boutique Shop Ekim Congo était fermée à clef. Ce qui laisse entrevoir que les meurtriers tenaient à la mort de leur victime. Preuve qu’ils voulaient voir Evariste Kimbulu se vider seul et sans secours de tout son sang, jusqu’à ce que mort s’ensuive.

La police du sous-commissariat de Joli Parc est arrivée le matin sur lieu, pour constater les faits et dresser le croquis du crime, précédant les éléments de la Police technique et scientifique chargés de prélever les indices et autres pièces à conviction laissés sur la scène du crime par les malfaiteurs.

La Voix de sans voix qui a élevé le ton, pour ce crime qui ne serait pas le premier du genre dans la ville de Kinshasa, a une fois de plus, invité les autorités à prendre leurs responsabilités pour arrêter ces méfaits doublés de meurtres.

Cette ONG de défense des Droits de l’homme a rappelé à cette occasion, que le samedi 1er août 2015, à 20 H, des braqueurs ont transformé la Fête des parents en cauchemar pour les habitants du quartier Inga/Lubuaku, où dils avaient ciblé le changeur de monnaies Jean-Louis Bokako qui s’entretenait avec sa cousine sur avenue Nsanga, quartier Mfinda.

            Des braqueurs se sont improvisés sur le lieu en interrompant la conversation, et en exigeant au jeune cambiste, son sac contenant les fonds en devises et monnaie locale. Un premier coup de feu tiré en l’air, va pousser la cousine à fuir dans une parcelle voisine, le temps pour elle pour chercher de l’aide. Seul avec son agresseur, Jean-Louis Bokako tente de résister. En cherchant à s’échapper, deux coups de feu retentissent. Une balle l’a atteint à la jambe droite. Incapable de bouger, les bandits lui arracheront son sac et disparaîtront dans l’obscurité de la nuit. Jean-Louis Bokako s’est affaissé.

            Transporté en toute hâte à l’Hôpital militaire de référence du Camp lieutenant-colonel Kokolo, il est mort emporté suite à la forte hémorragie qui ne lui a laissé aucune chance de survie.

            Pour ces crimes comme pour tant d’autres enregistrés depuis le début de cette année, dans plusieurs coins de la capitale, la Voix des sans voix exhorte les responsables de la sécurité de la ville à déployer les éléments de la police, afin de neutraliser et de mettre hors d’état de nuire tous les criminels en divagation à Kinshasa et qui n’ont pour seule préoccupation, insécuriser et endeuiller la population kinoise. Ils doivent aussi éradiquer la criminalité sous toutes ses formes en recourant aux actions de suivi et de sensibilisation de la population à travers les médias pour dénoncer les refuges des malfaiteurs.

            Pour cette ONG de défense de droits de l’homme, l’Etat devrait indemniser les familles de victimes pour les préjudices subis.

                                                                                                                      J.R.T.   

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