Des malfaiteurs arrachent 1000 dollars et 205.000 FC à une commerçante

0
81

Ils rôdent comme des loups en quête de leur pitance, les braqueurs qui ont fait des abords du boulevard Lumumba de la 4ème à la 16ème rue Limete, côté industriel, leur fief privilégié. Dernièrement, la bande à Zelanga s’était postée vers 17 H 25’ sur  le petit boulevard  à la hauteur de la 4ème rue. C’est là que les quatre bandits en tenue civile ont croisé Mme Pétronelle Munia, femme d’affaires résidant sur avenue Ombali n°14, quartier 12, commune de Ndjili. Ils ont entrainé la jeune dame vers des arbres, loin des regards des autres piétons, où ils l’ont dépouillé de ses fonds, notamment 1.000 dollars et 205.000 FC, ainsi que se deux téléphones portables.

Le coup réussi, la bande à Zelanga a pris la fuite vers une destination inconnue, abandonnant sa victime à son triste sort.  Sur le boulevard Lumumba, un taxi express  les embarque pour les conduire au lieu du partage du butin.
Bien qu’elle ait été encore sous traumatismes, Mme Pétronelle Munia a saisi le poste de police proche pour porter plainte contre inconnus et dénoncer l’extorsion  dont elle a été victime.
Chargé de l’enquête de cette affaire, le Groupement de recherche et d’investigations s’est immédiatement mis au travail. Les investigations ont démarré par la traque des malfaiteurs dans leur fief où les limiers estimaient surprendre les délinquants se livrant à leurs sinistres mésaventures.
Le week-end dernier, la chasse lancée contre ces malfrats a permis aux éléments de la Police provinciale d’appréhender d’abord un certain Barana Kitoko, demeurant sur avenue Malembe n°6, quartier 2, commune de Masina. Soumis à un interrogatoire serré, l’homme a fini par craquer après des heures de résistance et des dénégations. Dans ses aveux, il a révélé que la bande est dirigée par leur chef, un policier, le brigadier Masudi alias Zelanga. Son groupe comprend aussi des membres redoutables, tels Nsimba Kunana alias Simbad Alex, domicilié avenue Mangunu n° 12, quartier Matadi Kibala, commune de Mont Ngafula et de Mukendi Kabeya Trésor alias Leroi, habitant sur avenue Gulf n° 12, quartier Delvaux, dans la commune de Ngaliema.
A leur actif, on signale dans un premier temps, l’extorsion de Mme Pétronelle Munia. Et les enquêteurs croient savoir qu’en poussant les investigations plus loin, ils parviendront à reconstituer le palmarès de ces braqueurs qui n’en sont pas à leur premier forfait du genre.
Les limiers ont saisi dans le domicile d’un des membres de cette bande, une arme FA avec quelques munitions. C’est certainement cette arme qu’ils utilisent pour intimider les piétons, afin de leur arracher leurs biens.

La cambiste Kunzi Edwige enlevée et abandonnée près du cimetière de la Gombe
Les changeurs de monnaie, généralement ceux opérant en solitaire aux coins des rues, sont de nouveau la cible des bandits. Les malfaiteurs les considèrent comme des proies faciles et auprès de qui ils arrachent le butin sans la moindre résistance. Et les femmes viennent en premier lieu de ces agressions.
La semaine passée, Mme Edwige Kunzi, cambiste de son état, avait pris à 19 H, un taxi au rond-point Huileries, pour se rendre à la commune de Kinshasa. Le chauffeur et les deux passagers trouvés à bord, membres d’une bande des malfaiteurs, l’ont menacé avec leurs armes, au point qu’elle n’a pu crier au secours. La voiture, une Toyota Vitz de couleur rouge, a changé de destination. Durant le trajet, la dame sera délestée de la somme de 600 dollars et 60.000 FC, ainsi qu’un téléphone portable.
Après l’avoir promenée dans plusieurs coins de la commune de la Gombe, les malfaiteurs l’ont débarquée vers 21 heures, sur le boulevard du 30 juin, en face du cimetière de la Gombe.
La victime, Mme Edwige Kunzi se rappelle que les trois bandits étaient habillés en tenue civile.
Une fois de plus, les attaques de malfaiteurs enregistrées dans plusieurs coins de la ville, confirment la montée de la criminalité consécutive à la sortie de nombreux bandits.
Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Et à combien sont-ils à insécuriser la capitale ?  Et quels sont leurs principaux fiefs ou refuges ?
Voilà des interrogations qui vont préoccuper les enquêteurs décidés à neutraliser ces hors la loi, afin de lutter contre le banditisme urbain. Une étude apporterait certainement des réponses à ce questionnement de la population kinoise.
J.R.T.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •