Des FARDC dans les installations de TFM : SARW tire la sonnette d’alarme

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C’est depuis un certain temps que l’on constate la présence des militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans les installations de Tenke Fungurume Mining, dans la province du Luluaba. On indique que c’est pour les protéger contre les incursions d’exploitants artisanaux du cobalt. Devant cette situation, l’Observatoire des Ressources Naturelles en Afrique Australe (SARW) fait savoir, dans un communiqué signé par son directeur des Programmes, Georges Bokondu, qu’il y a risque de dérapage de la part de ces hommes en uniforme.

            Il est dit notamment que « SARW est conscient des impacts négatifs de la présence des artisanaux dans la concession de TFM et d’autres compagnies. Non seulement les artisanaux exploitent illégalement les minerais de ces compagnies minières mais ils s’attaquent parfois à leur personnel et à leurs infrastructures. Il est néanmoins important de souligner que l’exploitation par les artisanaux et leur présence illégale sur les sites miniers industriels sont révélatrices d’un problème de gouvernance auquel le déploiement des militaires n’est pas la solution ».

            « Malgré les efforts déployés par l’entreprise pour stopper les incursions des artisanaux dans son site, ce phénomène va grandissant. A ce problème de gouvernance et d’ordre public, il est imprudent et dangereux pour le gouvernement d’apporter une réponse armée et de sécurité. Les militaires sont formés pour garantir la paix, la sécurité nationale et l’intégrité territoriale. A Tente-Fungurume, il n’y a pas de guerre mais des actions de vol perpétrées contre l’entreprise par des creuseurs artisanaux, soutenus et encouragés par les services de l’Etat ».  

            « Le déploiement des militaires, s’il n’est pas bien géré, risque de se transformer en violations intempestives des droits humains, qui peuvent nuire à la réputation de la compagnie et à la chaine d’approvisionnement du cobalt congolais.. », lit-on.

            A cet effet, TFM et le gouvernement sont invités à faire très attention pour ne pas tomber dans la situation de complicité à la commission des dérives semblables à celles de la société Anvil Mining à Kilwa. L’Etat a la responsabilité de garantir les investissements tant nationaux qu’internationaux, mais il faut trouver d’autres méthodes pour protéger efficacement la concession de TFM et d’autres compagnies minières qui font face au même phénomène de la piraterie de leurs produits.

            Comme palliatifs, SARW propose « la suppression de tout achat des minerais dans le voisinage des entreprises minières ; l’application des sanctions sévères à tout celui – creuseur, négociant, acheteur- qui serait trouvé en possession des minerais qui proviendraient des périmètres des compagnies minières ; l’application de sanctions sévères a tout agent de l’Etat impliqué dans la facilitation du vol des minerais ; l’investissement dans une garde industrielle professionnelle ; la mise à la disposition des creuseurs, sous leur propre contrôle, des zones d’exploitations artisanales fiables, tel que prévu dans la loi minière. Dorcas NSOMUE

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