Des assistants et gardiens universitaires « clandestins »

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Alors que tous les regards étaient braqués, hier jeudi 09 janvier, sur les derniers groupes d’étudiants occupés à quitter l’Université de Kinshasa, des assistants et éléments de la garde universitaire ont surgi des caves pour se présenter comme des occupants du site, avec leurs familles, et solliciter, auprès de la hiérarchie de la police, une mesure de grâce pour ne pas être déguerpis. La réponse du général Kassongo, commandant de la police ville de Kinshasa, a été sans équivoque : application sans faille de la mesure gouvernementale portant évacuation des homes et caves.

            Dans la foulée, il leur a fait savoir qu’ils devraient avoir tous vidé les lieux avant la tombée de la nuit, au risque d’être assimilés aux infiltrés et d’être évacués de force. Le ton utilisé était si ferme que l’on a vu les « syndicalistes » de ces « clandestins » battre en retraite et aller porter le message du déguerpissement illico presto à leur communauté. En moins d’une heure, les caves ont été « libérées » par leurs occupants.

            Après le départ de ces assistants et gardiens universitaires ainsi que leurs familles, les observateurs se sont mis à se demander comment l’administration de l’Université de Kinshasa a pu les autoriser à cohabiter avec les étudiants, alors qu’ils n’ont pas le droit d’être logés, ni dans les homes, encore moins dans les caves. Il s’agit là d’une grave défaillance de la part du Comité de gestion de cet établissement, laquelle devrait appeler clarification et, pourquoi pas, sanction.

            La présence d’assistants et gardiens universitaire dans les caves de l’Unikin est la preuve que ce site universitaire était transformé en un bordel où se côtoyaient étudiants, « Kuluna », militaires et policiers déserteurs, criminels, miliciens de certains partis et regroupements politiques, membre d’associations de malfaiteurs de tous bords, etc. Au regard de l’anarchie qui prévalait à l’Université de Kinshasa dans le secteur du logement, où des clandestins de tous bords vivaient aussi bien dans les homes que les caves, on ne devrait pas s’étonner de ce qui s’est produit lundi et mardi, avec de faux étudiants qui tenaient à tout casser, alors que la voie du dialogue était largement ouverte, après la réception, par le Chef de l’Etat, le samedi 04 janvier, du mémorandum des étudiants de l’IBTP (Institut des Bâtiments et Travaux Publics) en rapport avec la hausse exagérée des frais académiques au niveau de plusieurs universités et instituts supérieurs du pays.

Vu ce qui précède, l’on ne peut que saluer l’option du gouvernement de séparer les vrais étudiants et d’inciviques chargés d’exécuter des agendas cachés de désobéissance civile et de perturbation de la paix sociale à Kinshasa comme en provinces.                  Yves Kadima

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