Des agents de la DGDA réclament justice

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justice-balanceHuit agents de la Direction Générale des douanes et accises (DGDA) se trouvent à la prison de Kasapa, dans la province du Katanga. Il leur est reproché d’avoir en date du 25 septembre 2014, commis des faits de contrebande consistant à soustraire de la déclaration douanière certaines marchandises contenues dans le véhicule CY47LVGP (en l’occurrence deux machines de recyclage des huiles moteurs moyennant des pots de vins de 200 dollars avant de déclarer le reste des marchandises sous le régime de déclaration simplifiée à l’importation au lieu du régime de mise à la consommation. Entendus sur procès-verbal, les intéressés ne reconnaissent pas les faits mis à leur charge. Fait grave, l’un des prévenus, Mvuemve Wekukuina Antoine, se trouve mêlé à un dossier dont il ignore les tenants et les aboutissants, parce qu’absent à Kasumbalesa à l’époque de la commission des faits. L’affaire apparaît pour l’intéressé comme une sorte de règlement des comptes dans le but de l’empêcher d’exercer normalement son métier.

 Après près de quatre mois de privation injustifiée de liberté, les prévenus estiment qu’ils sont en droit d’attendre de la justice qu’elle examine le dossier sans passion mais dans l’impartialité. Il y a lieu de signaler que cette affaire est pendante au niveau de la Cour d’Appel de Lubumbashi où les parties sont invitées aujourd’hui mercredi 28 janvier 2015 à 9 heures. Cette cour va examiner la requête relative à la mise en liberté provisoire sollicitée par le prévenu Mvuemve Wekukuina Antoine. Cette demande lui a été refusée devant le tribunal de grande instance de Lubumbashi. C’est ainsi qu’il a interjeté appel devant la juridiction supérieure afin d’obtenir gain de cause.

          Le prévenu Antoine affirme qu’il est innocent, il plaide non coupable, raison pour laquelle il demande qu’on lui octroie la liberté provisoire. Malade dans la prison, il adresse également sa requête aux autorités suprêmes, dont entre autres le Président de la République, le Premier ministre, le Procureur Général près la Cour Constitutionnelle parce qu’il ne trouve aucune raison qui le retient en prison. « Les gens qui ont volé obtiennent la liberté provisoire, et même ceux qui ont tué Pourquoi pas moi, alors que je n’ai jamais posé de tels actes? C’est une fausse infraction. Je demande ma liberté sans condition, a-t-il soutenu.

Murka

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