Dernière minute : NGOY MULUNDA SE MURE DANS LE SILENCE MAIS SA STRATÉGIE A IMPLOSÉ

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Le procès de Ngoy Mulunda continue sans désemparer à la prison lushoise de Kasapa.

Face à la batterie des questions posées par les juges et aux interventions pointilleuses des avocats de la République, le prévenu a finalement opté pour le silence. Plus un mot ne sort de sa bouche. Seuls ses yeux, trop fixes, restent ouverts  mais on se demande s’il voit ceux qui sont devant lui ou s’il a l’esprit ailleurs.

Cette nouvelle stratégie semble avoir été conseillée par quelques esprits  malins qui croient, sans aucun doute, qu’elle serait susceptible de contrarier durablement les juges et les empêcher de mener le procès à bon port.

          Mauvais calcul et très mauvaise conception des événements. Dans cette affaire qui met gravement en cause la sécurité tant intérieure qu’extérieure de l’Etat, il ne sera pas permis à un chef de guerre de ridiculiser la République, et encore moins d’envoyer à la pègre qui écume notre pays le message de l’inefficacité de la justice que les miliciens pourront utiliser pour tuer davantage leurs concitoyens sans redouter les foudres de la loi.

Voilà pourquoi la composition a décidé de passer à la vitesse supérieure. Ainsi, hier en fin d’après-midi, elle a appelé en renfort les éléments vidéo et audio ayant marqué d’une pierre noire le fatidique dimanche de la conspiration. L’homme de la devise “motus et bouche cousue” se regarde parler. Il voit ses militants bouillonner de rage et décider de jouer un mauvais sort à la République et à ses dirigeants. Les drapeaux de l’Etat indépendant flottent au vent, précisant de manière claire la menace qui pèse sur l’intégrité de la RDC.

          L’assistance est estomaquée. Elle se demande comment un homme fait de chair et d’esprit pouvait-il afficher un tel profil. Non, ce n’est ni supportabl,e ni acceptable. Ngoy Mulunda baisse la tête, vaincu, mais pas encore terrassé.

          On en était là quand nous sommes allés sous presse, couvre-feu oblige. Nous sommes dans un pays où les journalistes ne sont pas autorisés à travailler après 21 heures. Anormal, très anormal.

Le Phare

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