Dérapages à Mbuji-Mayi, Kindu, Bunia, Lubumbashi, Kalemie… : François Lumumba condamne l’intolérance politique

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Alors que l’on pensait qu’au regard des mises en garde de la
communauté internationale et des engagements des forces politiques et
sociales congolaises, la campagne électorale allait se dérouler dans
un climat d’apaisement et de tolérance de la diversité d’opinions,
c’est tout le contraire qu’est en train de vivre le peuple congolais.
Depuis le go donné par la CENI (Commission Electorale Nationale
Indépendante), le 22 novembre 2018, la liste d’actes de violences ne
fait que s’allonger.

Après les affrontements sanglants de Mbuji-Mayi entre militants du
FCC (Front Commun pour le Congo) et des combattants de l’UDPS (Union
pour la Démocratie et le Progrès Social), l’agression des leaders de
Lamuka par des militants du FCC à l’aéroport de Kindu, la perturbation
du meeting de la coalition Fatshivit par des militants de Lamuka, la
goutte d’eau qui est en train de faire déborder le vase est la
dispersion des militants de Lamuka à coups de balles et gaz
lacrymogènes mardi à Lubumbashi et hier mercredi à Kalemie. Ici, en
plus des blessés, on a enregistré des morts.
Face à ce tableau très sombre de la campagne électorale, François
Lumumba, président du MNC-L (Mouvement National Congolais Lumumba) a
décidé de crier sa révolte. Dans sa réaction, le fils du Héros
national Patrice Emery Lumumba condamne tous les auteurs d’actes de
violence en période électorale ainsi que les dérives observées chez
les forces de l’ordre, ainsi que leurs commanditaires. Il trouve
anormal que des candidats à un poste aussi stratégique que celui de
Président de la République, qui sont censés battre librement campagne
à travers l’ensemble du territoire national, soient tantôt privés de
leur liberté de mouvement, tantôt molestés, ou encore contraints
d’annuler leurs meetings.
Le président du MNC-L rappelle à tous que les Congolais ne pourront
pas bâtir un pays plus beau qu’avant 1960 s’ils continuent à se haïr,
à se chamailler, à s’entretuer, à refuser de s’écouter… pour des
intérêts égoïstes. Il en appelle à la prise de conscience d’un chacun
du danger de torpillage de la campagne électorale des uns par les
autres, car de nature à donner au des élections non libres, non
démocratiques, non transparentes et non apaisées.
A son avis, ceux qui sont en train de planter des germes des conflits
entre membres de la communauté nationale en cette période électorale
devraient savoir que le sang de nos compatriotes a tellement coulé sur
la voir devant mener vers la démocratie et l’Etat de droit qu’il est
temps d’arrêter les dégâts.
Patriote dans le sang, il invite les états-majors politiques de tous
les candidats à se ressaisir et à multiplier des messages d’apaisement
en direction de leurs « bases ». François Lumumba interpelle les
forces de l’ordre pour qu’elles assument, sans parti-pris, leur
mission de sécurisation des candidats et leurs électeurs, toutes
tendances confondues. Bref, il souhaite que la compétition électorale
se déroule dans l’ordre, la discipline et la tolérance, et que le
meilleur gagne le 23 décembre 2018.
Kimp

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